>> Le Vietnam mise sur le bien vieillir dès 40 ans
>> Santé privée : du développement quantitatif à l’excellence des soins
>> Le ministère de la Santé exhorte à presser le pas vers les objectifs de la vaccination
L'information a été communiquée par le Service de la santé de Hô Chi Minh-Ville. Le professeur associé, docteur Nguyên Trong Hào, directeur de l’Hôpital général régional de Hoc Môn, a indiqué que ce résultat découlait de près de trois mois d’efforts constants pour rapprocher les services de bilan de santé périodique des habitants, directement dans leurs communes de résidence.
D’une commune à un réseau couvrant quatre territoires
Depuis le 25 mai, l’Hôpital général régional de Hoc Môn s’est vu confier par le Service de la santé de Hô Chi Minh-Ville la coordination de la mise en œuvre des bilans de santé périodiques pour les habitants de la commune de Bà Diêm, l’une des neuf localités retenues pour accélérer le programme de santé pour tous.
![]() |
| Les médecins de l'hôpital général régional Hoc Môn examinent la santé de population. |
À la suite des premiers résultats obtenus à Bà Diêm, l’établissement a poursuivi son déploiement en coordination avec les communes de Xuân Thoi Son, Hoc Môn et Dông Thanh, constituant ainsi un réseau couvrant quatre territoires, avec un objectif cumulé de 296.000 personnes à examiner. Une telle ampleur nécessite une organisation rigoureuse, tout en permettant à l’hôpital de maintenir parallèlement ses activités médicales courantes.
Pour mener à bien cette mission, l’Hôpital général régional de Hoc Môn a aménagé une zone dédiée aux bilans de santé, dotée d’un accès et d’un circuit d’accueil distincts, permettant aux habitants de venir se faire examiner en dehors des campagnes médicales mobiles.
Le comité directeur chargé des activités de bilan de santé a également été réorganisé et renforcé, avec une répartition des personnels par groupes de missions. Des réunions de coordination hebdomadaires sont planifiées afin d’évaluer l’avancement des opérations et de résoudre les difficultés en suspens.
Les équipes médicales sont déployées de manière flexible, en fonction des propositions des quatre stations de santé communales, avec une moyenne de huit équipes par jour. Ce nombre peut atteindre 12 à 14 équipes durant les week-ends, auxquelles s’ajoutent des équipes intervenant en soirée.
Outre son personnel permanent, l’hôpital a également conclu des contrats de prestation avec des médecins disposant des autorisations d’exercice appropriées. Ces derniers suivent au préalable une formation commune afin de garantir l’harmonisation des pratiques.
Selon le professeur associé, docteur Nguyên Trong Hào, l’un des facteurs essentiels de l’efficacité du programme de santé pour tous réside dans la coordination étroite entre les établissements hospitaliers, les autorités locales et les stations de santé.
Les comités populaires locaux apportent leur soutien en matière de pilotage, mobilisent le système politique au niveau local et préparent les conditions nécessaires sur les sites de consultation. Les stations de santé jouent, quant à elles, le rôle d’intermédiaire direct : elles participent à la vérification des listes, à la programmation des rendez-vous, à la régulation des flux de patients et au traitement des problèmes pouvant survenir.
L’hôpital et les quatre stations de santé organisent chaque mois des réunions de coordination afin d’examiner le nombre de personnes déjà prises en charge, l’état d’avancement des dossiers, les difficultés rencontrées ainsi que les modalités d’organisation des campagnes suivantes.
Parallèlement, une équipe spécialisée de saisie des données, composée de 30 membres, a été créée pour réceptionner, vérifier et compléter les dossiers médicaux. Les technologies de l’information sont utilisées tout au long du processus, depuis la saisie des données au niveau communautaire jusqu’à l’intégration des résultats d’analyses et au transfert des données vers le portail de données du secteur de la santé de la ville. L’objectif est que chaque bilan de santé donne lieu à la constitution d’un dossier de santé individuel.
Le directeur de l’Hôpital général régional de Hoc Môn estime que le fait d’occuper la première place à l’échelle de Hô Chi Minh-Ville en nombre cumulé de bilans réalisés, du 1er janvier au 22 août, constitue une étape encourageante. Toutefois, l’établissement considère que le volume de consultations ne saurait constituer le seul objectif.
La ligne directrice de l’hôpital consiste à garantir des examens réellement pertinents, conformes aux exigences professionnelles, avec des données complètes, précises et exploitables pour assurer le suivi de l’état de santé des habitants après leur bilan.
Dans les prochaines étapes, l’établissement continuera de maintenir son site fixe de consultation, de déployer des équipes médicales en fonction des besoins de chaque localité, de renforcer le contrôle de la qualité des dossiers et de perfectionner les applications informatiques, afin que chaque bilan constitue une donnée de santé à valeur ajoutée pour les habitants et la communauté.
Hô Chi Minh-Ville renforce le contrôle de la qualité des bilans de santé
Le professeur associé, docteur Tang Chi Thuong, directeur du Service de la santé de Hô Chi Minh-Ville, a indiqué que son service venait d’élaborer un référentiel de critères d’évaluation de la qualité des opérations de bilan de santé dans le cadre du programme de santé pour tous. Cet outil permet aux établissements de procéder eux-mêmes à un examen de leurs pratiques et à leur amélioration, tout en servant de base aux autorités sanitaires pour assurer un contrôle et une supervision harmonisés à l’échelle de la ville.
![]() |
| Hô Chi Minh-Ville renforce le contrôle de la qualité des bilans de santé. |
Le référentiel comprend huit groupes regroupant 48 critères, pour un total de 100 points, auxquels peuvent s’ajouter cinq points bonus. Il comprend notamment 24 critères fondamentaux et huit critères obligatoires.
Les critères couvrent l’ensemble du processus d’organisation des bilans de santé, notamment : l’organisation, la gestion et la coordination avec les autorités locales ; le respect des dispositions légales ; la garantie des infrastructures et des équipements médicaux ; les procédures d’examen ; la possibilité d’effectuer les bilans indépendamment des limites administratives ; la gestion et l’interconnexion des données avec les dossiers médicaux électroniques; les contrats et le règlement financier ; ainsi que l’avancement, les résultats et le suivi de l’état de santé après le bilan.
Selon le docteur Tang Chí Thuong, ce référentiel ne vise pas uniquement à déterminer si un établissement organise des bilans ou combien de personnes ont été examinées. Il met surtout l’accent sur la qualité effective de chaque bilan réalisé.
Les personnes examinées doivent être correctement identifiées et bénéficier d’un examen médical conforme aux exigences professionnelles, avec l’enregistrement complet et précis des paramètres de santé prévus par la réglementation. Les résultats doivent faire l’objet d’une conclusion médicale et d’une classification clairement établies. En cas d’anomalie, le patient doit recevoir les conseils et les orientations thérapeutiques appropriés. Les personnes nécessitant un suivi doivent être orientées vers leur station de santé afin d’assurer la continuité de leur prise en charge.
Selon le calendrier établi, les établissements participant au programme devront procéder à une auto-évaluation périodique le 15 de chaque mois, la première évaluation devant être réalisée avant le 29 août.
Du 3 septembre au 15 décembre, les équipes d’inspection et de supervision du Service de la santé devraient évaluer l’ensemble des établissements de santé participant au programme de bilans de santé pour tous dans la ville. Ces opérations comprendront notamment l’examen des dossiers, la vérification croisée des données et l’observation directe des conditions de mise en œuvre.
Texte et photos : Quang Châu/CVN




