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| L’ensemble de statues en céramique polychrome des Tam Quan Dai Dê. |
| Photo : CTV/CVN |
À ce jour, Hô Chi Minh-Ville possède 25 trésors nationaux, conservés au musée d’Histoire de Hô Chi Minh-Ville, au musée de Hô Chi Minh-Ville, au musée des Beaux-Arts de Hô Chi Minh-Ville, au musée de Binh Duong, au musée de Bà Ria - Vung Tàu, au Musée de la céramique de la période de fondation du pays et dans la collection privée de Lê Thanh Nghia.
Nguyên Minh Nhut, vice-directeur du Service de la culture et des sports de Hô Chi Minh-Ville, a déclaré que le service a soumis jusqu’à présent trois dossiers aux autorités compétentes et que les trois ont été reconnus comme trésors nationaux. Le premier était le cuiseur en céramique de Đông Sơn, et aujourd’hui ce sont le bol sur pied de Hoa Lôc et l’ensemble de statues polychromes des Tam Quan Dai Dê.
Le Service de la culture et des sports a également publié des directives et coopère avec les autorités locales, les organismes compétents et les collectionneurs privés afin de préserver, protéger et valoriser ces trésors nationaux.
"Les unités relevant du Service sont prêtes à collaborer avec les collectionneurs pour organiser des expositions thématiques, car les trésors ne doivent pas rester dans les réserves. En plus d’être conservés selon des procédures appropriées, ils doivent être accessibles au public, afin que chacun puisse les admirer et renforcer son attachement au patrimoine culturel", a souligné Nguyên Minh Nhut.
Pham Gia Chi Bao a indiqué que, dans le futur, le musée de la Céramique de la période de fondation du pays organisera des colloques scientifiques et des expositions spécialisées afin de permettre au public d’accéder aux trésors nationaux que possède le musée.
Un chef-d’œuvre vieux de 4000 ans
Le bol sur pied en céramique de Hoa Lôc est conservé au musée de la Céramique de la période de fondation du pays, dirigé par Pham Gia Chi Bao.
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| Le bol sur pied en céramique de Hoa Lôc. |
| Photo : CTV/CVN |
Selon lui, cet objet daterait d’environ 4000 ans, constituant une antiquité rare qui témoigne du sens esthétique et du savoir-faire technique des anciens habitants du Vietnam à l’âge des métaux.
Le bol présente des proportions harmonieuses : 21 cm de hauteur, 24 cm de diamètre d’ouverture et un poids de plus d’un kilogramme. Il est fabriqué en terre cuite de type céramique dure, avec une pâte mélangée à des fragments de coquillages et recouverte d’un engobe caractéristique de couleur gris-rosé.
Sa structure se compose de deux parties distinctes : la partie supérieure en forme d’entonnoir à large ouverture évasée avec rebord, reliée à un pied cylindrique élevé, évasé et percé de deux ouvertures symétriques.
L’ensemble du corps et du socle a été façonné par la technique des bandes enroulées combinée à l’usage du tour, créant des lignes souples et raffinées.
Du bord jusqu’au pied, les artisans anciens ont disposé 13 bandes décoratives séparées par de fines lignes gravées. Les motifs comprennent des triangles, des losanges, des impressions de tiges de paille et des rangées de points. Le plus remarquable est la frise en forme de S, caractéristique de la culture de Hoa Lôc.
Selon M. Bảo, cet objet a été découvert dans l’ancien district de Hâu Lôc, dans la province de Thanh Hóa, et il est presque parfaitement conservé.
Un ensemble de statues relevant du culte populaire du Sud
L’ensemble de statues en céramique polychrome des Tam Quan Dai Dê comprend neuf pièces réalisées dans le four Buu Nguyên, l’un des centres de production de céramique artistique Cây Mai de l’ancien Saïgon – Cho Lon. Ces objets appartiennent à la collection privée de Lê Thanh Nghĩa, président de l’Association des antiquités de Hô Chi Minh-Ville.
Selon M. Nghia, l’ensemble représente Thiên Quan ban phúc (le fonctionnaire céleste dispensant les bénédictions), Dia Quan xa tôi (le fonctionnaire terrestre pardonnant les fautes) et Thuy Quan giai ach (le fonctionnaire des eaux dissipant les malheurs). Chaque détail - costumes, trônes et objets rituels des assistants - s’inspire de l’iconographie de la cour impériale féodale.
Sur le plan technique, cet ensemble représente l’apogée de l’art céramique de Saïgon, depuis les matières premières jusqu’aux techniques de cuisson, avec l’utilisation de capsules de cuisson pour protéger les glaçures colorées. Les artisans d’autrefois ont habilement combiné le modelage traditionnel à la main avec des moules détaillés, appliqué la glaçure jaune traditionnelle et utilisé la technique de glaçure polychrome.
Minh Thu/CVN



