Grèce : attentats contre les domiciles de cadres du Parti conservateur au pouvoir, un mort et quatre blessés

Une personne est morte et quatre autres ont été blessées mercredi 1er juillet à Thessalonique, dans le Nord de la Grèce, dans des attentats à l'engin artisanal contre les domiciles de trois cadres du parti de droite Nouvelle-Démocratie (ND) au pouvoir, a déclaré la police.

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Des dégâts provoqués par l'explosion d'une bombe artisanale à l'entrée d'un immeuble à Thessalonique, le 1er juillet en Grèce.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les attentats ont eu lieu à l'aube contre les domiciles du président du comité exécutif de la ND, Zisis Ioakimovic, de l'ancien député Savvas Anastasiades et d'une ancienne candidate du parti Afroditi Nestora, a précisé le site internet d'information Kathimerini.

Au cours de la dernière attaque, cinq personnes ont été blessées, dont Afroditi Nestora et ses parents qui ont été transportés à l'hôpital, tandis que quatre véhicules dans le garage de l'immeuble ont brûlé, selon la police.

La mère d'Afroditi Nestora est morte mercredi 1er juillet dans la soirée, a annoncé l'hôpital Hippocrate de Thessalonique où elle avait été admise dans "un état grave" dans la matinée.

"Violence aveugle"

Cette fin tragique "vient confirmer le caractère meurtrier et inhumain de la violence aveugle qui s'exerce dans la vie publique", a dénoncé dans un communiqué le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

"Nul ne peut rester passif ou se limiter à des condamnations hypocrites" a ajouté le chef du gouvernement conservateur appelant à "dissiper les ténèbres d'une minorité".

La police affirme recueillir des enregistrements vidéo afin de localiser et d'arrêter les auteurs de ces faits.

L'enquête a été confiée à la police antiterroriste.

Les engins incendiaires étaient composés de bonbonnes de gaz et les attaques semblent avoir été commises par les mêmes individus.

Kyriakos Mitsotakis, qui est aussi le président de la Nouvelle-Démocratie, a fait part de son "indignation" et de sa "colère face à l'attaque lâche, terroriste et meurtrière".

Il a déclaré qu'il se rendrait avec les ministres de la Santé et de la Protection du citoyen mercredi soir 1er juillet à Thessalonique pour soutenir les cadres de son parti et s'informer de l'état de santé des blessés.

"Mais aussi pour envoyer un message parfaitement clair et explicite : tolérance zéro envers toute nouvelle forme de terrorisme qui pourrait apparaître dans notre pays", a-t-il souligné.

"Absolument condamnable"

Peu auparavant, le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, avait expliqué sur la radio privée Skai que les attaques avaient été menées à l'aube en l'espace d'environ 15 minutes.

Ce n'est clairement pas une "coïncidence", avait-il noté.

"Quand on jette des bidons d'essence sur les voitures et les maisons (...), on accepte la possibilité que des gens meurent", s'était indigné M. Marinakis.

Des partis de l'opposition de gauche ont également condamné ces attentats.

"Toute forme de violence politique est absolument condamnable", a ainsi écrit dans un communiqué le parti de gauche Syriza.

Les attaques à l'engin incendiaire par de petits groupes extrémistes, contre des personnalités politiques, des banques ou des sociétés, sont fréquentes en Grèce, provoquant des dommages mais faisant rarement des victimes.

AFP/VNA/CVN

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