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| Des policiers examinent la vitrine d'un salon de beauté contre lequel une grenade a été lancée à Grenoble, le 6 février en Isère. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Selon la préfecture, les victimes ont été prises en charge par les secours sur place et n’ont pas nécessité d’hospitalisation. Une vidéo diffusée sur le réseau social X montre un homme entièrement vêtu de noir, le visage dissimulé, dégoupillant un engin avant de le jeter à l’intérieur du salon, tandis qu’une employée tente en vain de refermer la porte vitrée. L’agresseur a ensuite pris la fuite.
L’explosion a détruit la vitrine du commerce sans provoquer de dégâts majeurs aux alentours. Les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé la zone afin de permettre aux techniciens de la police scientifique d’effectuer les premières constatations.
Le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un dispositif destiné à tuer, l’engin ne contenant ni forte charge explosive ni éléments métalliques projetables. Il a toutefois qualifié l’attaque d’"action d’intimidation" révélant une escalade inquiétante dans l’audace des délinquants. Selon lui, la diffusion de la vidéo, probablement filmée par un complice, témoigne d’une volonté de mise en scène et d’appropriation de l’espace public.
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| Des policiers examinent la vitrine d'un salon de beauté contre lequel une grenade a été lancée à Grenoble, le 6 février en Isère. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L’institut visé se situe à proximité du quartier Hoche, connu pour être un important point de trafic de stupéfiants et pour avoir été le théâtre de violences ces dernières années. Toutefois, le salon de beauté lui-même n’était pas identifié comme problématique. Un riverain a décrit l’établissement comme fréquenté par une clientèle habituelle, tout en évoquant un climat d’insécurité croissant dans la ville.
Le témoin a également relaté la violence de l’explosion, évoquant un "boum monstrueux" suivi de scènes de panique parmi les clients et employés.
Cette attaque rappelle un précédent survenu le 12 février 2025, lorsqu’une grenade avait explosé dans un bar associatif d’un quartier du sud de Grenoble, faisant quinze blessés, dont six graves. L’enquête avait conduit à la mise en examen d’un mineur de 17 ans, soupçonné d’avoir lancé l’engin.
AFP/VNA/CVN




