Exportations de thon : défis sur les marchés traditionnels et perspectives sur les marchés émergents

Selon les données récentes de la Douane du Vietnam, le chiffre d'affaires des exportations de thon en conserve en 2025 a atteint plus de 275 millions de dollars, enregistrant une baisse de 8% par rapport à 2024. Bien que les produits vietnamiens soient désormais présents dans quelque 80 pays, le panorama de l'année écoulée révèle une nette polarisation entre les différentes zones géographiques.

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Alors que les États-Unis maintiennent leur rôle de "pilier" majeur avec un chiffre d'affaires stable à 190 millions de dollars, le marché de l'Union européenne (UE) a accusé un repli sévère de 22%, tombant à environ 57 millions de dollars. Cette reprise poussive en Europe, particulièrement en Allemagne et en Roumanie, reflète la pression liée au coût de la vie élevé et une concurrence acharnée des fournisseurs traditionnels.

Le chiffre d'affaires des exportations de thon en conserve du Vietnam en 2025 a atteint plus de 275 millions de dollars.

À l'inverse, un signal optimiste émane de la région Moyen-Orient - Afrique du Nord, où des marchés comme l'Égypte ont bondi de 127% et les Émirats arabes unis (EAU) de 302%, illustrant les efforts de diversification des entreprises vietnamiennes pour réduire leur dépendance aux partenaires historiques.

Selon l’Association des producteurs et exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP), à l'aube de 2026, les perspectives de reprise du secteur dépendront largement de sa capacité d'adaptation aux variables politiques. Si les goulots d'étranglement concernant les matières premières locales ont été partiellement levés, les barrières techniques aux États-Unis s'intensifient.

Depuis le 1er janvier 2026, l'Agence des pêches relevant de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) exige un certificat de capture (COA) pour prouver la conformité à la loi sur la protection des mammifères marins (MMPA). Cette nouvelle réglementation, couplée à des droits de douane compensateurs élevés, génère une pression concurrentielle colossale face à des rivaux tels que la Thaïlande ou l'Équateur.

Toutefois, les experts estiment que le potentiel au Moyen-Orient demeure considérable. Pour tirer profit de cette croissance à moyen terme, les entreprises doivent impérativement synchroniser leurs procédures documentaires et optimiser les coûts de production afin de préserver leurs marges bénéficiaires face aux fluctuations imprévisibles des prix mondiaux des matières premières.

Texte et photo : Truong Giang/CVN

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