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| Cours de soutien en vietnamien destinés à des élèves issus de minorités ethniques à l’École primaire de Lâm Giang, dans la province de Lâm Ðông (Centre). |
| Photo : VNA/CVN |
Au lendemain de l’échéance fixée au 30 août 2026, l’application des directives centrales amène les localités à intensifier la restructuration du réseau des établissements d’enseignement préscolaire et général, dont l’objectif est de réduire d’au moins 30% les points de contact. Dans les zones favorables, la baisse ciblée atteint environ 50% des établissements publics par rapport au 1er juillet 2025. Cette organisation spatiale, humaine et managériale s’accorde désormais avec le modèle d’administration locale à deux niveaux, tout en exploitant plus efficacement les ressources et les infrastructures existantes.
Dans le sillage de cette réorganisation, plus de 20.000 cadres gestionnaires font l’objet de mutations ou de réaffectations, dont environ 11.000 occupent ou s’apprêtent à occuper des postes d’enseignants directement en classe. Par cette démarche, le secteur éducatif parvient à surmonter la pénurie ou le surplus localisé d’enseignants, à perfectionner la qualité de la gouvernance administrative et à offrir aux institutions les conditions nécessaires à un développement stable.
Durant la récente conférence des directeurs des Services de l’éducation et de la formation de 2026, tenue à Phu Tho (Nord), plusieurs provinces ont partagé leurs expériences pratiques. La province d’An Giang (Sud) a ainsi fusionné 238 unités en 119 nouvelles écoles et dissous deux établissements ainsi que trois annexes, éliminant par la même occasion 60 salles de classe provisoires ou empruntées. De son côté, la ville de Huê a rationalisé de 50% ses cadres gestionnaires en regroupant les structures scolaires en grands pôles à l’échelle des communes.
Parallèlement, Quang Ninh (Nord) a réduit de 49,12% ses établissements publics, soit 280 sur 570 structures, tout en priorisant l’allocation de terrains propres et de sièges administratifs excédentaires au profit de l’éducation.
Le directeur du Service de l’éducation et de la formation de Huê, Nguyên Tân, précise que cette démarche vise à éradiquer les entités ne remplissant pas les conditions d’activité, tout en garantissant de bonnes conditions d’enseignement et les droits fondamentaux des apprenants.
Vers une gouvernance moderne
Le public principalement touché demeure l’équipe de direction et une partie du personnel administratif, tandis que les élèves continuent pour la plupart d’étudier dans leur établissement habituel. C’est le principe cardinal : rationaliser l’organisation de manière non mécanique, en s’interdisant de léser le droit à l’éducation des élèves par la réduction des structures.
Au cours de la mise en œuvre, les défis diffèrent selon les régions : pour la province de Phu Tho, l’objectif est de réduire d’au moins 40% les structures publiques, et d’environ 50% pour le collège et les niveaux inférieurs. Le directeur adjoint Phùng Quôc Lâp affirme que le processus garantit la synchronisation, la transparence et limite les changements de lieux d’étude ainsi que les perturbations pour le corps enseignant. Les zones urbaines et de plaine privilégient le modèle mononiveau, tandis que les zones montagneuses et reculées optent pour les écoles intermédiaires ou intégrées. La province applique le principe d’intégration du personnel en place, chaque annexe post-fusion disposant d’un directeur adjoint responsable.
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| Le secteur de l’éducation poursuit sa restructuration afin de réduire d’au moins 30% le nombre de ses établissements publics. |
| Photo : VNA/CVN |
Le vice-président du Comité populaire provincial, Nguyên Khac Hiêu, souligne sur l’interdiction des méthodes bureaucratiques pour préserver la scolarité des enfants en altitude.
L’un des changements les plus significatifs après la restructuration réside dans l’exigence d’élever les compétences en matière de gouvernance scolaire. Vu Minh Đuc, directeur du Département des enseignants et des cadres de gestion (ministère de l’Éducation et de la Formation), estime que pour ces derniers, il s’agit d’une “mutation conceptuelle majeure : basculer d’une gestion administrative autoritaire vers une véritable gouvernance d’établissement, en phase avec les impératifs de la modernisation éducative”. Il a par ailleurs indiqué que le ministère collaborera pour régler les régimes et politiques en faveur des fonctionnaires et agents touchés par les mutations ou les départs volontaires, tout en élaborant des programmes de formation adaptés. Pour les enseignants, c’est l’opportunité d’accroître leurs compétences, notamment numériques, afin d’alléger les tâches administratives routinières et de se consacrer davantage à la mission éducative.
Sur le plan des ressources humaines, la structure, les quotas et les régimes de travail des enseignants demeurent globalement stables ; les examens et réaffectations visent à résorber le déséquilibre local en basculant le personnel des zones excédentaires vers les zones déficitaires. Pour le personnel de direction, les effectifs peuvent diminuer selon le principe d’un directeur par école et d’un directeur adjoint par antenne, les autres profils étant orientés vers l’enseignement direct ou d’autres fonctions.
Forte de son expérience, la directrice du Service de l’éducation et de la formation de Lâm Đông (Centre), Lê Thi Bich Liên, soutient que le défi ”ne se limite pas à la baisse chiffrée des structures ou des cadres, mais implique d’aiguiser les compétences des chefs d’établissement”.
En cette nouvelle ère, un directeur requiert une aptitude accrue à l’organisation, au pilotage et au management, l’objet de l’éducation étant l’être humain. Lâm Đông suggère ainsi au ministère de dispenser des formations ciblées à tous les niveaux, d’encadrer les activités professionnelles adaptées au pouvoir local à deux niveaux et d’intégrer les outils numériques dans la gestion.
Le chantier de refonte du système scolaire impose de traduire une grande orientation de rationalisation en résultats concrets dans chaque classe, chaque école et chaque communauté.
Thanh Vân - Huong Linh/CVN




