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| Des manifestants brandissent un drapeau vénézuélien géant lors d'un rassemblement en soutien au président vénézuélien déchu Nicolas Maduro à Caracas, le 10 janvier. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Interrogé à bord d’Air Force One sur la possibilité d’une entrevue, il a répondu : "À un moment donné, je le ferai".
Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela investie cheffe de l’État par intérim après la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse le 3 janvier, mène actuellement des négociations sur plusieurs fronts avec Washington. Les États-Unis souhaitent notamment tirer parti des vastes réserves pétrolières vénézuéliennes.
Le gouvernement intérimaire a annoncé l’annonce d’un "processus exploratoire" visant à rétablir les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis 2019, tout en affirmant ne pas être "soumis" à Washington. Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi 9 janvier, un responsable du département d’État a confirmé que l’administration Trump restait "en contact étroit" avec les autorités intérimaires.
Donald Trump a également affirmé avoir "annulé" une nouvelle attaque américaine contre le Venezuela en raison de la "coopération" de Caracas, ajoutant que Washington entendait "dicter" ses décisions. Dans le même temps, le président américain a durci le ton envers Cuba, appelant La Havane à accepter un "accord" non précisé.
Une déclaration qui a provoqué une réaction ferme du président cubain Miguel Díaz-Canel, affirmant que "personne ne dicte quoi faire" à Cuba, "nation libre, indépendante et souveraine".
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| Des proches de prisonniers politiques devant la prison d'El Helicoide à Caracas, le 10 janvier. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Depuis sa détention au centre pénitentiaire de Brooklyn, à New York, Nicolas Maduro s’est montré confiant. "Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par le parti au pouvoir. Accusés notamment de trafic de drogue, l’ancien dirigeant et son épouse ont plaidé non-coupable devant la justice américaine. Une nouvelle audience est prévue le 17 mars.
Sur le terrain, Caracas a annoncé la libération d’un "nombre important" de prisonniers, dont des étrangers, mais ces libérations se font lentement. Des familles campent devant plusieurs prisons, espérant la sortie de leurs proches. Selon l’ONG Foro Penal, 17 détenus ont été libérés dimanche 11 janvier, tandis que d’autres organisations évoquent 21 libérations. Les ONG estiment entre 800 et 1.200 le nombre de prisonniers politiques dans le pays.
Enfin, Donald Trump a exhorté les dirigeants du secteur pétrolier à investir au Venezuela, mais a reçu des réponses prudentes. Le patron d’ExxonMobil a qualifié le pays de "non investissable" sans réformes profondes, soulignant l’état dégradé des infrastructures pétrolières après des années de mauvaise gestion et de sanctions.
AFP/VNA/CVN



