Disparition de Tiphaine Véron au Japon : sa famille dépose une pétition à l'Élysée

La famille de Tiphaine Véron, jeune Française disparue sans explications au Japon en 2018, a présenté à l'Élysée une pétition qui vise à demander à Tokyo de relancer l'enquête, au point mort actuellement.

>> Bar incendié en Suisse : enquête ouverte contre les gérants français, journée de deuil national

>> Enquête sur une fraude bancaire : saisie de près d'un milliard d'euros de biens au Brésil

Damien et Sybille Véron, frère et sœur de Tiphaine Véron, disparue au Japon en 2018, devant l'Elysée, le 6 février à Paris. 
Photo : AFP/VNA/CVN

"La pétition et cette lettre, c'est vraiment notre dernière chance pour savoir ce qui est arrivé à Tiphaine. S'il n'y a pas une intervention d'Emmanuel Macron, la police japonaise n'enquêtera jamais", a expliqué Damien Véron, venu devant l'Élysée avec son autre sœur Sibylle et sa compagne.

Tiphaine Véron, assistante scolaire de 36 ans, avait été vue pour la dernière fois le 29 juillet 2018, lors d'une visite de la cité touristique de Nikko, au nord de Tokyo. Son passeport avait été retrouvé avec ses affaires dans sa chambre d'hôtel.

Si les autorités japonaises privilégient la piste accidentelle, Damien Véron, demande une enquête criminelle.

La géolocalisation des derniers déplacements de Tiphaine grâce à son portable contredit le témoignage du patron de l'hôtel où Tiphaine Véron séjournait seule, selon un rapport de la société suisse spécialisée dans l'analyse de données personnelles, Hestia.ai, mandatée par la famille.

Des photos de famille non datées, diffusée le 13 juillet 2021, montrent Tiphaine Veron, disparue dans la ville de Nikko le 29 juillet 2018, deux jours après son arrivée au Japon. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Le patron de l'hôtel, qui a signalé sa disparition, a toujours affirmé l'avoir vue partir le matin à 10h00.

La famille estime que la piste criminelle n'a pas été sérieusement explorée. Les traces de sang retrouvées dans la chambre de Tiphaine n'ont notamment pas été expertisées. Elle s'interroge aussi sur le rôle du gérant de l'hôtel, seulement auditionné en qualité de témoin, par ailleurs "policier volontaire" et présent lors des battues.

Une commission rogatoire internationale a été transmise en mai au ministère japonais de la Justice, selon Damien Véron, sans nouvelle depuis.

Le comité des disparitions forcées des Nations unies a également intimé à plusieurs reprises au gouvernement japonais de mener une enquête pour identifier les auteurs de la disparition.

En novembre, ayant pris connaissance des éléments transmis par la famille, le comité s'est inquiété dans une nouvelle demande "de l'indépendance et de l'impartialité des forces de police en charge de l'enquête".

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top