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| Des jeunes migrants arrivant à Ceuta en nageant le 31 juillet 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Des responsables de l'exécutif ceutien ont déclaré à la presse que, selon des estimations préliminaires, environ 60.000 personnes étaient entrées à Ceuta depuis le Maroc au cours des dernières 24 heures, dont au moins 7.000 mineurs. Ces nouveaux arrivants représentent plus de 70% de la population enregistrée de l'enclave, qui s'élève à quelque 83.600 habitants. "Environ 60.000 personnes sont entrées dans notre ville", a déclaré le président du gouvernement local de Ceuta, Juan Vivas, lors d'une conférence de presse vendredi 31 juillet, soit "70% de la population de Ceuta", et déplorant la mort de 34 migrants, dont beaucoup par noyades.
Cet afflux dépasse de loin celui enregistré lors de la précédente crise migratoire majeure à Ceuta, en mai 2021, où l'on estimait à plus de 10.000 le nombre de migrants ayant franchi la frontière de manière irrégulière. Depuis jeudi 30 juillet, un grand nombre de migrants errent dans les rues de Ceuta, beaucoup d'entre eux passant la nuit à la belle étoile, tandis que les passages en provenance du Maroc voisin se poursuivent.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, est arrivé vendredi 31 juillet à Ceuta. Les autorités ont dit qu'elles s'efforceraient de renvoyer le plus rapidement possible les personnes entrées illégalement sur le territoire. Dans le même temps, des centaines de migrants sont retournés au Maroc en passant par le brise-lames situé à la frontière.
À Melilla, l'autre enclave espagnole au Maroc, l'exécutif local a indiqué qu'entre 300 et 400 personnes avaient traversé la frontière depuis le Maroc pendant la nuit.
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| Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez (centre), et le ministre de Interieur, Fernando Grande Marlaska, à Ceuta le 31 juillet 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Cet afflux a provoqué des tensions diplomatiques entre l'Espagne et l'Italie. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a appelé à la suspension des accords de Schengen avec l'Espagne, entraînant son homologue espagnol, José Manuel Albares, à qualifier cette proposition de "démagogique" et à annoncer qu'il convoquerait ce vendredi 31 juillet l'ambassadeur d'Italie à Madrid.
Dès jeudi 30 juillet, Rome, soutenue par la Finlande et le Danemark, avait signifié son intention de suspendre l'accord de libre circulation avec l'Espagne.
"C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable", a toutefois soutenu le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani sur X.
L'intégrité de l'espace Schengen de libre-circulation "est absolument garantie", a quant à lui affirmé le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares.
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| Des migrants se rassemblent à Bab Sebta, à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, le soir du 30 juillet 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La France et le Royaume-Uni se sont dits prêts à aider l'Espagne.
Paris a toutefois ordonné le renforcement immédiat des contrôles le long de sa frontière avec l'Espagne et a mobilisé une unité frontalière d'intervention rapide afin de mener des contrôles plus approfondis. La France a annoncé multiplier par cinq le nombre de policiers et de gendarmes samedi 1er août à la frontière franco-espagnole, portant leur nombre à 334.
Bruxelles a cependant indiqué vendredi 31 juillet n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta et le continent européen.
"Ce n'est pas le moment de se diviser. C'est le moment de continuer à construire une Union européenne forte et unie", a réclamé Pedro Sanchez sur le réseau social X.
AFP-Xinhua/VNA/CVN







