Budget français : les partis à Bercy pour trouver des "convergences"

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, reçoit lundi 12 janvier à Bercy les partis politiques afin de tenter de dégager des "convergences" sur le budget 2026 et parvenir à un compromis, à la veille de l’ouverture des débats dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

>> France : ultime vote sur le budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale

>> Le budget de l'État de retour à l'Assemblée, au bout du tunnel le 49.3 ?

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, participe à une conférence de presse à Paris, le 9 janvier. 
Photo : AFP/VNA/CVN

La tâche s’annonce difficile : samedi 10 janvier, les députés ont déjà rejeté le texte en commission. Selon le cabinet de la ministre, cette réunion doit permettre de "poursuivre le dialogue" sur les points n’ayant pas encore fait l’objet d’accords, notamment les finances des collectivités locales et les dépenses d’avenir, identifiées comme des sujets majeurs de blocage.

Amélie de Montchalin a réaffirmé son objectif de trouver une solution "avant la fin janvier" afin de doter la France d’un budget, alors que l’État fonctionne pour l’instant grâce à une loi spéciale assurant la continuité des services publics. Seuls les "groupes parlementaires souhaitant sortir de l’impasse budgétaire par le travail" ont été conviés, a précisé son entourage, soulignant le risque d’un arrêt brutal de la procédure en cas d’adoption de motions de censure.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 7 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a confirmé que le Parti socialiste serait présent à Bercy. Les discussions s’annoncent toutefois tendues, dans un contexte marqué par deux motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise, motivées par leur opposition à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

Sur France 3, la ministre a qualifié cette initiative "d’acte politique qui n’a aucun sens", mettant en garde contre les conséquences d’une censure du gouvernement. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, agite désormais clairement la menace d’une dissolution en cas de chute de l’exécutif. "Faire tomber le gouvernement, c’est arrêter les débats budgétaires, sans rien régler sur le Mercosur. Et oui, il y aura une dissolution", a averti de Montchalin, estimant qu’un tel scénario empêcherait l’adoption d’un budget avant les élections municipales de mars.

Face au blocage, plusieurs voix plaident pour le recours à l’article 49.3. L’ancien ministre de l’Économie, Eric Lombard, a critiqué les concessions accordées "sans contrepartie" au Parti socialiste, notamment la suspension de la réforme des retraites. François Hollande a également soutenu cette option, tandis qu’Olivier Faure a jugé "absurde" que son parti réclame l’usage du 49.3.

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top