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| Une partie des frises du Parthénon exposées au British Museum à Londres. |
| Photo d’archives : AFP/VNA/CVN |
La dispute autour de ces vestiges antiques, présentés dans le célèbre musée londonien depuis plus de deux siècles, empoisonne les relations entre les deux pays.
Dans une tribune au Guardian, publiée alors que le British Museum expose la Tapisserie de Bayeux dans le cadre d'un prêt inédit de la France, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis rejette l'idée qu'une solution similaire puisse s'appliquer aux 75 m de frises du Parthénon, et plaide pour une "réunification" à Athènes.
"Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est la volonté politique et le courage de franchir le pas décisif, de réunir les sculptures et de transformer un différend historique en un acte unique d'amitié culturelle", écrit-il.
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| Des visiteurs contemplent les frises du Parthénon au British Museum à Londres. |
| Photo d’archives : AFP/VNA/CVN |
Il rappelle que le Premier ministre britannique Andy Burnham, qui a succédé à Keir Starmer à Downing Street en juillet, s'était autrefois prononcé en faveur de la restitution des frises à la Grèce "sans conditions".
Le dirigeant travailliste est toutefois revenu sur cette position depuis qu'il est arrivé au pouvoir, en déclarant en août au Financial Times qu'il s'agissait d'une affaire relevant exclusivement du British Museum.
Engagées en 2021, les négociations entre la Grèce et l'institution britannique ont débouché sur une impasse en raison de la frustration d'Athènes face à l'absence de progrès concrets, rapportait mercredi soir 23 septembre The Telegraph. Contacté par l'AFP, un porte-parole du musée a simplement réaffirmé que sa "position et son ouverture à un accord demeuraient inchangées".
"Surpris"
Dans sa tribune, le chef du gouvernement grec, ardent partisan du retour de ces trésors archéologiques, se dit "surpris" par les récents propos du directeur du British Museum, Nicholas Cullinan, qui suggérait dans le Financial Times de s'inspirer du prêt de la Tapisserie de Bayeux par la France "pour aller de l'avant" dans le dossier des frises du Parthénon.
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| Vue du Parthénon après les travaux de rénovation à Athènes, le 18 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Je ne pense pas" que cela puisse "servir de modèle", répond M. Mitsotakis. "La Grèce ne peut accepter aucun accord qui l'obligerait à reconnaître la propriété du British Museum sur les frises, ni aucun montage qui nous amènerait à +emprunter+ des éléments de notre propre monument", dit-il.
Le dirigeant souligne aussi que "personne n'envisagerait sérieusement de couper en deux ce qui subsiste de la tapisserie de Bayeux et d'exposer une moitié à Londres et l'autre à Bayeux", déplorant que ce soit "exactement ce qui est arrivé aux sculptures du Parthénon".
Au Royaume-Uni, ces chefs-d'œuvre sont plus communément désignés sous le nom de "marbres d'Elgin" (Elgin Marbles), du nom de Lord Elgin, l'ambassadeur britannique auprès de l'Empire ottoman qui les fit détacher du temple au début du XIXe siècle. Une appellation contestée par Athènes, qui parle de "pillage".
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| Des visiteurs arpentent l'étage du musée de l'Acropole dédié aux frises du Parthénon. |
| Photo d’archives : AFP/VNA/CVN |
Londres affirme que les sculptures ont été "acquises légalement" par Lord Elgin, qui les a revendues au British Museum.
Depuis 2009, le Musée de l'Acropole dispose à son dernier étage d'une galerie dédiée, où les quatre côtés du Parthénon sont reconstitués à taille réelle. Pensé spécifiquement pour accueillir les frises originales, l'espace doit pour l'instant se contenter d'exposer des moulages en lieu et place des pièces manquantes.
Dans les faits, la restitution est impossible à ce stade, une loi britannique de 1963 empêchant le musée d'effectuer des restitutions. En 2024, le gouvernement britannique a réitéré qu'il ne modifierait pas la loi.
Pourtant, l'opinion publique britannique semble favorable à un retour des frises en Grèce, soutient M. Mitsotakis. Il cite un sondage publié par The Times en septembre 2025 selon lequel 56% des sondés se disent en faveur du rapatriement des sculptures en cas de référendum, et 72% d'entre eux jugent qu'elles se comprennent mieux lorsqu'elles forment un ensemble unique avec le Parthénon.
AFP/VNA/CVN





