Anatomie d’un(e) journaliste moderne

La semaine dernière, la Une du numéro 25 avait pour objectif de célébrer le 101ᵉ anniversaire de la presse révolutionnaire du Vietnam (21 juin 1925), dans un contexte particulier où intelligence artificielle (IA), semi-conducteurs, économie numérique, transition verte et innovation permanente ont profondément transformé le métier.

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Cette couverture présentait donc la panoplie du reporter moderne, aujourd’hui appelé JRI (journaliste reporter d’images) ou encore MoJo (journaliste mobile), ainsi que son équipement ultra-allégé destiné à maximiser l’agilité sur le terrain.

Autour des cinq collègues, on distinguait plusieurs équipements devenus incontournables : un smartphone premium, véritable studio de production capable de filmer en 4K ou 8K, d’enregistrer et de diffuser en direct ; des ordinateurs ultraportables, plus ou moins légers mais dotés d’une forte autonomie, indispensables au montage rapide et à la rédaction d’articles.

À gauche, une professionnelle disposait d’un stabilisateur pour smartphone, précieux pour éliminer les tremblements lors des suivis de mouvement. Non loin se trouvait également un trépied en carbone permettant l’installation rapide d’une caméra. À droite, le photojournaliste était lui aussi particulièrement bien équipé avec un zoom grand-angle et une focale fixe lumineuse.

La prise de son n’était pas oubliée. Un micro canon fixé sur une caméra permettait de capter les sons d’ambiance directionnels, tandis qu’une autre collègue, munie d’un casque, commentait un événement en direct à l’aide d’un microphone plus classique.

L’ensemble était complété par une tablette et un… café fort en robusta, destiné à soutenir les longues journées de travail. Enfin, il y avait aussi un stylo, détail dont je me réjouis tant cet objet continue d’accompagner la vie des rédactions.

Les mots et devises inscrits autour de cette scène avaient également leur importance. On pouvait notamment lire, en haut à droite : vérification des faits, soit la base même du métier. Inscrite dans un cahier à spirales figurait également la devise des journalistes vietnamiens : une presse réaliste, audacieuse et courageuse.

Plusieurs mots-clés venaient compléter cet ensemble : éthique et déontologie, vérité, indépendance ou encore responsabilité. On aurait pu y ajouter océan d’informations, confrontation des sources ou responsabilité sociale. Mais le terme le plus important ne serait-il pas confiance ?

Elle est le socle sur lequel repose la relation entre la presse et son public. Dans un monde saturé de contenus, elle constitue un capital infiniment précieux. C’est elle qui distingue une information crédible d’un simple bruit médiatique.

Aujourd’hui, les professionnels des médias sont à la fois narrateurs, analystes de données, producteurs multimédias et parfois animateurs de communautés. Ils doivent plus que jamais faire preuve d’exemplarité. Une sorte de belle-fille ou de gendre idéal !

Hervé Fayet/CVN

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