>> XV de France : Antoine Dupont de retour pour les tests de novembre
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| Des spectateurs dans les tribunes du stade de Nice lors d'un match Ecosse-Tonga lors de la coupe du monde de rugby, le 24 septembre 2023. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Sorti de son silence ce week-end, le groupe Daimani s’élève contre la somme de près de 12 millions d’euros exigée par le groupement d’intérêt économique (GIE), l’un des piliers de l’organisation de la Coupe du monde. "Daimani France ne doit certainement pas 12 millions d’euros au GIE et nous souhaitons qu’un procès ait lieu sur cette créance", affirme le groupe, qui conteste officiellement cette somme dans le cadre de la liquidation judiciaire de sa filiale française.
Réplique immédiate côté organisateurs. Christophe Pierrel, représentant de la Fédération française de rugby et liquidateur du GIE, accuse Daimani de vouloir "créer un écran de fumée" dans un dossier qu’il juge juridiquement limpide. Selon lui, les 11,7 millions d’euros correspondent à une garantie contractuelle fournie par Daimani Holding AG, société suisse, au bénéfice de Daimani France, chargée de commercialiser des packages VIP incluant plusieurs dizaines de milliers de billets.
Or Daimani France a fait faillite peu après la Coupe du monde, après avoir manqué plusieurs échéances de paiement. Cette créance constitue également un volet pénal. En novembre, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire visant Daimani et plusieurs de ses dirigeants pour escroquerie en bande organisée, après une plainte déposée par les structures liées à la Fédération française de rugby.
Max Müller, ancien responsable du groupe, réfute toute insolvabilité organisée. Il affirme que sur plus de 20.000 billets restant à vendre, environ 16.000 n’auraient jamais été écoulés par Daimani France, représentant une part significative de la somme réclamée. Daimani s’interroge également sur le devenir de ces billets, affirmant que les zones VIP étaient pourtant pleines lors des matches.
Dans un rapport publié au printemps 2025, la Cour des comptes a pointé des "dysfonctionnements" dans la gestion du Mondial-2023, estimant incertaine l’issue du contentieux commercial. Le parquet évoque pour sa part un préjudice potentiel d’environ 27 millions d’euros hors taxes.
Daimani déplore enfin une atteinte durable à sa réputation et met en cause la qualité des prestations VIP, annonçant son intention de demander réparation ultérieurement.
AFP/VNA/CVN


