À Hanoï, les dépenses de santé prises en charge dépassent 22.000 milliards de dôngs

Au cours des huit premiers mois de 2026, Hanoï a enregistré plus de 9,7 millions de consultations prises en charge par l’assurance maladie, pour plus de 22.000 milliards de dôngs de remboursements.

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Au cours des huit premiers mois de l’année, 9.702.404 consultations couvertes par l’assurance maladie ont ainsi été enregistrées.
Photo : VNA/CVN

Les patients venus d’autres provinces ont représenté 19,2% des consultations, mais concentré 50,9% des dépenses de santé couvertes par l’assurance maladie.

Selon Nguyên Huu Tuyên, chef du service des prestations d’assurance maladie, l’assurance sociale de Hanoï a récemment signé des contrats de prise en charge des soins médicaux avec 300 établissements de santé.

Au cours des huit premiers mois de l’année, 9.702.404 consultations couvertes par l’assurance maladie ont ainsi été enregistrées, pour un montant total de remboursements de plus de 22.044 milliards de dôngs, soit une hausse de 4,7% du nombre de consultations par rapport à la même période de 2025.

Les patients venant d’autres provinces ont représenté 19,2% du nombre total de consultations, mais 50,9% des dépenses de santé prises en charge par l’assurance maladie à Hanoï.

Le rapport de Nguyên Huu Tuyên a également mis en évidence plusieurs facteurs à l’origine de la hausse des dépenses couvertes par l’assurance maladie.

Premièrement, certains établissements de santé ont admis des patients en hospitalisation alors que celle-ci n’était pas strictement nécessaire. La durée moyenne de séjour, de sept jours, reste supérieure à la moyenne nationale de 6,6 jours. De nombreux patients souffrant d’affections bénignes ou de maladies chroniques continuent par ailleurs à se faire soigner dans des hôpitaux spécialisés ou de niveau tertiaire, alors qu’ils pourraient être pris en charge dans des établissements de soins de santé primaires.

Deuxièmement, la prescription d’examens, d’actes d’imagerie médicale et de forfaits d’analyses, ainsi que le recours à la médecine traditionnelle et aux services de rééducation, ne correspondent pas toujours à l’état clinique réel des patients.

Par ailleurs, dans certains établissements, les taux d’approvisionnement et d’utilisation de médicaments princeps restent élevés par rapport à ceux observés dans des établissements de même niveau. Malgré les avertissements de l’assurance sociale du Vietnam concernant des prix d’adjudication élevés ou les notifications de baisse de prix, certains hôpitaux n’ont pas procédé aux ajustements nécessaires avec leurs fournisseurs.

Certains établissements ne respectent pas non plus strictement les règles relatives à la réutilisation des dispositifs médicaux.

Examen de santé dans un poste médical à Hanoï. 
Photo : VNA/CVN

À cela s’ajoutent des problèmes dans la transmission des données. De nombreux établissements transmettent des informations avec retard ou comportant des erreurs et ne respectent pas les règles relatives au transfert électronique immédiat des données vers le système de vérification, ce qui complique les opérations de contrôle et de règlement.

Afin de renforcer la gestion du Fonds d’assurance maladie et de garantir les droits des assurés, l’assurance sociale de Hanoï intensifiera sa coordination avec le Service de la santé pour mener des inspections inopinées dans les établissements enregistrant une forte hausse de leurs dépenses.

Les contrôles porteront notamment sur les dossiers d’hospitalisation, tandis que les demandes de remboursement correspondant à des frais injustifiés seront rejetées. Les cas présentant des signes d’infraction à la loi ou de détournement du Fonds d’assurance maladie seront transmis aux autorités policières.

L’assurance sociale de Hanoï demande par ailleurs aux établissements de santé de prescrire les examens paracliniques, les interventions et les actes chirurgicaux de manière raisonnée et conformément aux normes professionnelles, tout en évitant les forfaits d’examens groupés.

L’hospitalisation ne doit pas être prescrite pour les cas bénins ne nécessitant ni intervention, ni chirurgie, ni perfusion, ni surveillance continue 24 heures sur 24.

Les patients atteints de maladies chroniques stabilisées ou souffrant d’affections légères doivent être évalués et, lorsque leur état le permet, orientés vers les établissements de soins de santé primaires. La prescription de médicaments pour les maladies chroniques sur des périodes supérieures à 30 jours doit être strictement conforme à la Circulaire n°26/2025/TT-BYT.

Les établissements sont également appelés à examiner et à ajuster leurs taux d’utilisation de médicaments princeps, en privilégiant les médicaments génériques lorsque deux numéros d’enregistrement ou plus de génériques du "Groupe 1" sont disponibles. Les fournisseurs doivent, le cas échéant, ajuster les prix des médicaments et des dispositifs médicaux. La réutilisation des dispositifs médicaux doit également être appliquée conformément aux règles en vigueur lorsque les conditions le permettent.

La création de dossiers médicaux fictifs et la majoration artificielle des quantités de médicaments, de dispositifs médicaux, d’actes techniques ou du nombre de journées d’hospitalisation sont strictement interdites.

Lors de la réunion, Nguyên Thi Tam, directrice adjointe de l’assurance sociale de Hanoï, a appelé les différentes parties à renforcer leur sens des responsabilités et à consolider leur coordination. Elle a souligné la nécessité d’une coopération étroite entre l’assurance sociale de Hanoï, le Service de la santé et les établissements médicaux afin de garantir les droits des assurés tout en assurant une gestion sûre, efficace et conforme à la loi du Fonds d’assurance maladie.

Nguyên Thi Tam, directrice adjointe de l’Assurance sociale de Hanoï, lors de la réunion. 
Photo : CTV/CVN

Soulignant que la vérification des demandes de remboursement exige de la rigueur, une connaissance approfondie de la législation et un sens élevé des responsabilités, Nguyên Thi Tam a relevé que le contrôle des dépenses médicales prises en charge par l’assurance maladie faisait actuellement face à d’importants défis, alors que le périmètre de gestion ne cesse de s’élargir.

L’assurance sociale de Hanoï a conclu des contrats avec 300 établissements médicaux, parmi lesquels figurent des antennes de grands hôpitaux de niveau central, tels que les hôpitaux Viêt Duc et Bach Mai à Ninh Binh, l’Hôpital national pour enfants et l’Hôpital national d’obstétrique et de gynécologie, ainsi que des hôpitaux spécialisés de Hanoï situés en périphérie.

Les ajustements fréquents des capacités d’accueil, l’élargissement de l’offre de soins et les modifications des licences d’exercice de ces établissements nécessitent des procédures d’orientation et de vérification particulièrement réactives.

Nguyên Thi Tam a enfin appelé chaque agent chargé de l’examen des demandes de remboursement à renforcer son sens des responsabilités et à identifier de manière proactive les risques dès leur apparition, afin de contribuer à une gestion efficace et à une utilisation sûre du Fonds d’assurance maladie dans la capitale.

Nguyên Tùng/CVN

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