>> Wall Street termine en hausse, sensible à la détente des prix du pétrole
>> Wall Street finit en nette baisse, la tech prise pour cible
>> Wall Street encore en nette baisse, le conflit fait craindre pour croissance et inflation
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| Un opérateur à la Bourse de New York, le 24 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Après une ouverture dans le vert, l'indice Nasdaq a finalement perdu 0,73% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 0,39%. Le Dow Jones a grappillé 0,11%.
"Nous avons commencé la journée sur une note plutôt optimiste", car Donald Trump "a tenu des propos qui pouvaient être interprétés de manière positive", résume Sam Stovall, de CFRA.
"Mais Wall Street sait désormais qu'il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre", poursuit-il.
Le 30 mars, avant l'ouverture de la place new-yorkaise, Donald Trump a déclaré sur son réseau Truth Social que les États-Unis étaient "en discussions sérieuses, afin de mettre fin" aux "opérations militaires en Iran".
Mais dans ce même message, il a aussi menacé l'Iran d'anéantir l'île de Kharg, un site pétrolier iranien essentiel, si le détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour les hydrocarbures, n'est pas rouvert et si les discussions avec Téhéran n'aboutissent pas "rapidement".
"Cette situation inquiète certains analystes, qui redoutent une prolongation du conflit", remarque Jose Torres, d'Interactive Brokers. "Tandis que d'autres estiment qu'elle augmente les chances d'un accord."
Pour le moment, les prix du pétrole continuent de flamber. Et les experts craignent que cette hausse ait un impact durable sur les prix à la caisse.
Le baril américain de West Texas Intermediate a clôturé le 30 mars pour la première fois au-dessus des 100 dollars depuis le début du conflit.
Avant le conflit, il évoluait autour des 60 dollars le baril.
Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'État américain tombait à 4,35% contre 4,43% à la clôture le 27 mars.
Les taux chutent "alors que les risques de ralentissement économique s'intensifient et prennent le pas sur les prévisions d'une inflation plus forte", explique Jose Torres.
Les investisseurs garderont un œil sur plusieurs données sur le marché du travail américain cette semaine, dont les chiffres de l'emploi non-agricole pour le mois de mars, attendus le 3 avril.
Côté entreprises, les acteurs des puces mémoire ont encore poursuivi leur repli après la présentation par Google, la semaine passée, d'un nouvel algorithme qui réduit sensiblement les besoins en mémoire des grands modèles d'intelligence artificielle (IA).
Micron a glissé le 30 mars de 9,88%, Sandisk a perdu 7,04% et Western Digital a chuté de 8,60%.
Le titre du producteur américain d'aluminium Alcoa a été particulièrement recherché (+8,22% à 63,21 dollars) alors que le prix du métal monte le 30 mars, au lendemain d'attaques contre deux des plus importantes fonderies mondiales dans le Golfe.
Boston Scientific, spécialiste du matériel médical, a reculé de 9,02% à 62,93 dollars après des résultats mitigés pour ses essais cliniques sur un dispositif pour les patients à risque d'AVC.
La place américaine sera fermée le 3 avril (jour du Vendredi saint).
AFP/VNA/CVN




