Une plateforme nationale de gouvernance numérique à l’étude

Le Département de la réforme administrative du ministère de l'Intérieur a indiqué qu'au premier semestre 2026, le Vietnam avait supprimé 697 procédures administratives et simplifié 673 autres.

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Le Département de la réforme administrative du ministère de l'Intérieur a indiqué qu'au premier semestre 2026, le Vietnam avait supprimé 697 procédures administratives et simplifié 673 autres.

Centre de services administratifs publics du quartier Thu Duc, à Hô Chi Minh-Ville. 
Photo : VNA/CVN

Parallèlement, 1.754 conditions d'enregistrement des entreprises ont été supprimées, permettant de réduire de 53% le temps consacré aux formalités administratives, soit 51.247 jours économisés sur un total de 96.675, et de diminuer de 54,6% les coûts de conformité par rapport à 2024.

Le taux de dépôt des dossiers en ligne a atteint 37,9% au sein des ministères et 93,57% dans les collectivités locales.

Selon le ministère de la Police, l'écosystème VNeID-application nationale d’identification numérique s'impose au fur et à mesure comme une plateforme citoyenne numérique unifiée. En fiscalité, 505.000 entreprises ont émis 7,3 milliards de factures électroniques, générant 114.200 milliards de dôngs de recettes (+9%). La généralisation de la biométrie bancaire à 161,2 millions de clients a permis de réduire les fraudes de 60%, générant une économie estimée à 652 milliards de dôngs. L'assainissement de 115,8 millions d'abonnements de téléphonie mobile devrait, quant à lui, éviter près de 3.000 milliards de dôngs de pertes, tandis que l'utilisation de la biométrie dans les aéroports a ramené le temps de contrôle à 3 à 5 secondes, pour un gain économique annuel estimé à 126 milliards de dôngs.

Le ministère de l’Intérieur a finalisé la mesure de l'Indice de satisfaction des services administratifs 2025 (SIPAS) et de l'Indice de réforme administrative 2025 (PAR Index). Le SIPAS moyen national s'établit à 83,09%, avec une satisfaction entre 77,92% et 91,12% dans 34 provinces. Le PAR Index moyen des ministères atteint 87,20%, tandis que celui des provinces s'élève à 89,96%, soit un record historique.

Malgré ces avancées, plusieurs systèmes demeurent instables et insuffisamment interconnectés. Les échanges de données entre les plateformes des ministères et celles des collectivités locales connaissent encore des dysfonctionnements, tandis que certaines bases de données ne répondent pas pleinement aux exigences d'exactitude, d'exhaustivité et de mise à jour.

La restructuration des processus administratifs progresse également trop lentement, ce qui limite encore la possibilité d'effectuer certaines démarches sans contrainte géographique. Sur le terrain, les agents sont contraints d'utiliser simultanément plusieurs logiciels, ce qui réduit leur efficacité et alourdit leur charge de travail.

Un habitant consulte un robot pour s'informer sur les procédures et formalités administratives dans le quartier de Thu Duc, à Hô Chi Minh-Ville. 
Photo : VNA/CVN

La dispersion des données multiplie les risques sécuritaires. L’exploitation d’informations démographiques, financières ou foncières via des systèmes cloisonnés augmente les risques de fuites, d’usurpation d’identité et de fraude, soulignant l’impératif d’une gouvernance centralisée, sécurisée et transparente.

Face à ces défis, les autorités préconisent la création d'une plateforme nationale de gouvernance numérique. Il ne s'agirait pas d'un nouveau logiciel destiné à remplacer les systèmes existants, mais d'une couche opérationnelle commune permettant de coordonner l'ensemble des services numériques de l'administration. Cette plateforme reposerait sur une gouvernance fondée sur les données et le suivi en temps réel des résultats. Elle offrirait un espace de gestion unifié entre l'administration centrale et les collectivités locales, avec une répartition claire des responsabilités et des délais d'exécution. Les décideurs pourraient ainsi suivre directement la mise en œuvre des politiques publiques et les principaux indicateurs sectoriels, sans dépendre exclusivement des rapports périodiques.

Pour les citoyens et entreprises, l’exploitation des données nationales certifiées réduirait la bureaucratie, les délais et les coûts. Une fois les données partagées, l’État pourrait ajuster ses politiques ; les entreprises développeraient des services numériques et les citoyens accéderaient plus aisément aux services essentiels.

VNA/CVN

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