Ukraine : deux morts dans des frappes de drones sur Kharkiv, un hôpital militaire touché

L'Ukraine a accusé la Russie de violation du droit international après une série de frappes de drones ayant causé au moins deux morts et endommagé un hôpital militaire dans la nuit de samedi 29 à dimanche 30 mars à Kharkiv, alors que les négociations en vue d’une trêve restent incertaines.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse, à Kiev le 28 mars 2025. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Selon les autorités locales, deux personnes ont perdu la vie dans des habitations privées. "Des immeubles résidentiels ont été détruits, tandis que des bâtiments administratifs, un centre médical, des locaux commerciaux, des garages et des véhicules ont subi des dommages", a indiqué le ministère des Situations d'urgence.

Le gouverneur régional, Oleg Synegoubov, a précisé que les victimes étaient un homme de 67 ans et une femme de 70 ans, et qu'une adolescente de 15 ans avait été grièvement blessée. L'armée ukrainienne a également signalé qu'un hôpital militaire avait été touché et que des militaires en traitement y avaient été affectés, sans fournir de détails sur le nombre de victimes.

Les forces armées ukrainiennes ont estimé que ces frappes constituaient une violation des conventions internationales régissant les conflits armés.

Évolution sur le terrain

Trois ans après le début de la crise, le contexte diplomatique a évolué avec le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, marquant un changement dans la posture américaine face à la Russie. Washington plaide pour une résolution rapide et a initié des discussions indirectes avec Moscou et Kiev, bien qu’aucune avancée concrète n’ait été enregistrée.

Les parties prenantes ont accepté le principe d’une trêve en mer Noire, mais la Russie a ensuite émis des conditions, notamment la levée de certaines sanctions occidentales, une exigence jugée difficilement réalisable à court terme.

Des pompiers ukrainiens sur le site d'une attaque de drones russe à Kharkiv, le 27 mars 2025. 
Photo : AFP/VNA/CVN

"Depuis plusieurs semaines, une proposition de cessez-le-feu inconditionnel reste en suspens, faute de réponse de la Russie", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi soir 29 mars, ajoutant qu’une pression accrue sur Moscou pourrait permettre d’accélérer les négociations.

Sous l'impulsion des États-Unis, l'Ukraine avait accepté un arrêt temporaire des combats d’une durée de 30 jours, mais cette proposition n’a pas été validée par la Russie, qui a uniquement consenti à un moratoire sur les infrastructures énergétiques. Les deux parties s’accusent mutuellement de ne pas respecter cet engagement.

Dans un discours récent, le président russe Vladimir Poutine a évoqué l’idée d’une "administration transitoire" pour l’Ukraine sous supervision des Nations unies, une proposition impliquant un changement de leadership à Kiev. Il a également affirmé que les forces russes conservaient "l’initiative stratégique" sur le front.

L'armée russe a revendiqué samedi 29 mars la prise de deux localités : Chtchebraki, dans la région de Zaporijjia (Sud), et Panteleïmonivka, dans la région de Donetsk (Est), poursuivant ainsi ses avancées territoriales.

AFP/VNA/CVN

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