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| À l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, en France. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"En l’absence de mesures immédiates visant à apporter une flexibilité suffisante, de graves perturbations pendant les mois de pointe estivaux sont à prévoir, avec des files d’attente pouvant atteindre quatre heures, voire davantage", indiquent dans un communiqué conjoint la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe), l'association Airlines for Europe (A4E) et l'association internationale du transport aérien (IATA).
Les trois organisations affirment avoir écrit à Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, pour lui signaler des "temps d'attente excessifs", pouvant aller "jusqu'à deux heures" déjà observés dans l'état actuel du déploiement du nouveau système d'entrée/sortie (EES).
Devant se substituer à terme aux tampons manuels, l'EES permet d'enregistrer les coordonnées et les données biométriques des voyageurs concernés, tout comme leurs dates d'entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d'entrée.
Dans leur lettre au commissaire européen, les trois organisations expliquent avoir pointé notamment "un sous-effectif chronique" des services de contrôles aux frontières, ainsi que des "problèmes technologiques non résolus" en matière d'automatisation.
Elles exhortent donc la Commission "à confirmer" que les États membres de Schengen conserveront la possibilité de suspendre partiellement ou totalement l'EES jusqu'à fin octobre 2026.
La mise en place progressive de l'EES s'effectue depuis le 12 octobre aux frontières terrestres et maritimes de l'UE, ainsi que dans les aéroports.
Dans le calendrier actuel, 35% des visiteurs de pays tiers sont enregistrés, et ce taux doit atteindre 100% le 10 avril, à l'orée de la haute saison touristique.
AFP/VNA/CVN


