>> Les Houthis revendiquent des attaques en mer Rouge
>> Les États-Unis bombardent l'Iran pour la 13e nuit consécutive
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| Le président américain Donald Trump parle à la presse dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 24 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Des médias américains ont fait état vendredi 24 juillet d'une réunion dans la matinée entre le président républicain, de plus en plus frustré par l'enlisement de la situation, et ses plus proches conseillers afin d'envisager une opération militaire à grande échelle en Iran.
Donald Trump a cependant affirmé devant la presse à la Maison Blanche ne pas avoir encore pris de décision à ce sujet.
"En fait, on leur parle en ce moment", a déclaré Donald Trump à propos des dirigeants iraniens. "Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente", a-t-il ajouté, en allusion aux bombardements quotidiens que les États-Unis mènent sur l'Iran depuis près de deux semaines.
L'Iran a le choix entre conclure un accord avec Washington ou faire face à "un niveau bien pire" de bombardements, a tonné le président américain.
"Nous sommes prêts, parés à y aller, mais nous leur parlons, donc tant que nous parlons... On va voir ce qu'il en sort", a-t-il déclaré.
"Toutes les mesures nécessaires"
Plus tôt, l'Iran avait de son côté revendiqué avoir de nouveau riposté aux frappes américaines avec des attaques contre des installations militaires utilisées par les États-Unis à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït.
L'Iran considère comme cible légitime toute installation au Moyen-Orient mise à disposition de l'armée américaine, et les Gardiens de la Révolution ont appelé vendredi 24 juillet les civils au Moyen-Orient à s'écarter de tout site abritant des forces américaines.
"Pour chaque fier citoyen iranien de la République islamique tué, un soldat américain sera envoyé en enfer", a menacé le chef de l'armée Ali Abdollahi.
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| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a lui affirmé que son pays se réservait le droit de prendre "toutes les mesures nécessaires" contre tout pays "participant, coopérant ou aidant" les États-Unis.
Depuis la reprise du conflit entre Téhéran et Washington le 7 juillet, les affrontements se sont focalisés autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
Mais, ces derniers jours, le conflit s'est étendu jusque de l'autre côté de la péninsule arabique : les Houthis yéménites, alliés de Téhéran, ont annoncé un blocus en mer Rouge et dans le golfe d'Aden visant les navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.
Un navire saoudien a encore été touché en mer Rouge vendredi 24 juillet, subissant des dommages mineurs, a déclaré un responsable saoudien des transports à des médias officiels.
En retour, l'Arabie saoudite a lancé des frappes sur Hodeïda, port contrôlé par les Houthis sur la côte Ouest du Yémen, ont annoncé les médias de Houthis vendredi 24 juillet, un bâtiment de télécommunications ayant notamment été touché.
"Espoir pour la paix"
Des habitants de cette ville portuaire sur la mer Rouge ont aussi dit avoir entendu des explosions, un témoin affirmant que les détonations avaient été perçues près du port.
Les Houthis ont dénoncé des attaques sur des infrastructures civiles et promis de riposter. Ils ont ensuite affirmé avoir tiré un missile vers Jizan, dans le Sud-Ouest de l'Arabie saoudite.
L'agence de défense civile saoudienne avait auparavant déclenché une brève alerte de sécurité dans cette ville, sans en préciser la raison.
Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a rencontré au Kirghizistan vendredi 24 juillet son homologue iranien Abbas Araghchi, et a appelé les États-Unis et l'Iran à reprendre les négociations pour mettre fin au conflit.
"La porte des négociations, une fois ouverte, ne devrait pas être fermée et, tant qu'il existe un espoir pour la paix, il ne devrait pas être abandonné", a déclaré Wang Yi après la rencontre, cité par l'agence officielle Xinhua.
En tant que partenaire stratégique de Téhéran, Pékin soutient fermement l'Iran dans la protection de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa dignité nationale, a ajouté le responsable chinois.
AFP/VNA/CVN




