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| Des personnes se rassemblent sur une plage, d'où l'on aperçoit un navire dans le détroit d'Ormuz, près de la plage de Bandar Abbas, en Iran, le 31 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Cet avertissement, relayé dans un communiqué publié par les médias iraniens, fait suite à la nouvelle menace du président américain Donald Trump de "bombarder" les ponts et les centrales électriques iraniens.
Dans un message publié mercredi sur son réseau social Truth Social, M. Trump a prévenu que toute attaque iranienne contre des navires dans le détroit d'Ormuz déclencherait des frappes américaines contre "UN PONT OU UNE CENTRALE ÉLECTRIQUE, y compris ceux situés à proximité ou à l'intérieur de la capitale, Téhéran".
Le principal commandement militaire iranien a souligné que le détroit d'Ormuz restait fermé et que le passage des navires ne serait autorisé que par les voies désignées par l'Iran et conformément aux dispositions annoncées par le pays.
Il a ajouté que la poursuite des menaces américaines ne ferait qu'entraîner une extension du conflit dans la région, voire au-delà.
En réponse à la menace de M. Trump, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a écrit mercredi dans un message publié sur X : "Notre doctrine de défense est claire : œil pour œil. Toute agression contre l'Iran, y compris contre nos infrastructures, entraînera une riposte puissante et décisive".
Il a ajouté : "Ceux qui contribuent à une telle agression, quelle que soit la nature de leur soutien, seront également considérés comme des cibles légitimes".
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a fait écho à cette position sur X : "L'équation de cette guerre est claire : soit tout le monde, soit personne".
M. Ghalibaf a affirmé que dans une région où l'Iran ne peut pas vendre de pétrole, personne ne pourra en vendre.
"Si notre sécurité n'est pas assurée, aucune infrastructure ne sera à l'abri, et la sécurité du détroit d'Ormuz passe par l'absence des forces américaines", a-t-il ajouté.
L'Iran a renforcé son emprise sur le détroit d'Ormuz à partir du 28 février, date à laquelle il a interdit le passage en toute sécurité des navires appartenant à Israël et aux États-Unis ou affiliés à ces pays, à la suite de frappes conjointes américano-israéliennes sur le territoire iranien.
Ces derniers jours, les États-Unis ont lancé plusieurs vagues de frappes contre les provinces du Sud de l'Iran, soulignant que ces attaques constituaient une riposte aux actions des forces armées iraniennes visant des navires dans le détroit d'Ormuz, et qu'elles avaient pour objectif de "réduire la capacité de l'Iran à menacer le transport maritime commercial".
L'Iran a riposté par des vagues de bombardements de missiles et de drones visant les sites militaires américains dans la région.
Xinhua/VNA/CVN



