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| Au Venezuela, une mère endeuillée exprime sa gratitude envers les secouristes vietnamiens, qui ont aidé à retrouver et récupérer le corps de sa fille dans les décombres du séisme de La Guaira. |
| Photo : VNA/CVN |
Une semaine après le violent séisme qui a frappé l'État de La Guaira, au Venezuela, les opérations de recherche se poursuivent au milieu des ruines. Sur le site d'un immeuble résidentiel de cinq étages totalement détruit, les secouristes vietnamiens poursuivent sans relâche leurs recherches. Alors que les chances de retrouver des survivants diminuent, leur engagement reste intact.
La Télévision nationale du Venezuela a diffusé, dans son reportage sur les opérations, une scène particulièrement émouvante. Maria Elena, une mère vénézuélienne au visage marqué par plusieurs jours d'angoisse, serre la main du général de brigade Pham Van Ty. Malgré l'absence de langue commune, les larmes de cette mère ayant perdu sa fille expriment une douleur que nul interprète n'aurait pu traduire.
Sa fille Camila, âgée de 16 ans, était restée prisonnière sous les décombres après l'effondrement de l'immeuble. Quelques instants avant la catastrophe, la jeune fille avait réussi à appeler brièvement sa mère, avant que la communication ne soit définitivement interrompue. Pendant cinq jours, Maria Elena est restée près de l'immeuble effondré, dans l'attente d'un miracle.
L'arrivée des secouristes vietnamiens, accompagnés d'équipements spécialisés de détection acoustique et de chiens de recherche, a redonné un mince espoir. Les militaires du génie de l'Armée populaire du Vietnam et les sapeurs-pompiers vietnamiens ont dû progresser à travers des passages extrêmement étroits, sous des blocs de béton instables, avec le risque permanent de nouveaux effondrements provoqués par les répliques du séisme.
Soudain, le chien de recherche Max a marqué un arrêt devant une profonde fissure, avant d'aboyer avec insistance. Une caméra glissée dans l'étroite ouverture a alors révélé un morceau de tissu bleu. À quelques mètres de là, Maria Elena a aussitôt reconnu le tee-shirt que portait sa fille le matin de la catastrophe.
La récupération de la dépouille s'est déroulée dans un silence empreint d'une gravité presque suffocante. Les secouristes vietnamiens ont renoncé aux engins mécaniques. À la main et à l'aide de petites pelles, ils ont dégagé les gravats avec une infinie délicatesse, retirant une à une les briques et les débris de béton. Sous la chaleur, la sueur mêlée à la poussière ruisselait sur leurs visages et imprégnait leurs tee-shirts bleus frappés du drapeau vietnamien.
Lorsque la dépouille de Camila a finalement été extraite, intacte, un silence solennel a envahi les lieux. Maria Elena s'est précipitée vers sa fille avant d'éclater en sanglots. Puis, les larmes aux yeux, elle s'est tournée vers les secouristes vietnamiens. Sans un mot de révolte contre le destin, elle s'est agenouillée, a saisi les mains écorchées et ensanglantées d'un sapeur du génie vietnamien et n'a cessé de répéter entre deux sanglots : "Gracias, Vietnam ! Gracias…"(Merci, Vietnam !).
Le soir du même jour, un journal local a consacré un article à cette intervention. Selon l'article, les Vénézuéliens n'oublieront jamais l'image de ces secouristes vietnamiens qui, au mépris du danger, ont parcouru des milliers de kilomètres non pour rechercher la gloire, mais pour redonner un peu d'espoir et de réconfort aux familles éprouvées par la catastrophe.
Au milieu des ruines laissées par la catastrophe, le sens de l'humanité, l'esprit de solidarité internationale et le dévouement des forces vietnamiennes ont allumé une flamme de réconfort au cœur du désastre.
VNA/CVN



