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| La cheffe de file de l'extrême droite en France, Marine Le Pen, présente le programme budgétaire du RN, le 6 octobre à Paris. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Fustigeant la gestion des comptes publics par des majorités socialistes et centristes depuis 2012, la candidate, en quête de crédibilité budgétaire, a assuré pouvoir ramener le déficit public sous la barre des 3% dès 2030 et réduire l'endettement à 112% du PIB.
Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France affiche actuellement un déficit et une dette par rapport au PIB parmi les plus élevés en Europe.
Mme Le Pen a fait ces annonces lors de sa présentation des grandes lignes budgétaires de son programme, qui prévoit une baisse des impôts de 30 milliards d'euros net sur le quinquennat.
"Si les Français ne choisissent pas une rupture politique, la France court vers le défaut", a lancé au siège de son parti la candidate du RN, que les sondages placent en tête des intentions de vote.
Mme Le Pen est apparue au pupitre flanquée du député spécialiste des questions budgétaires Jean-Philippe Tanguy et du président de son parti Jordan Bardella, récemment mis en cause par la révélation dans la presse d'écrits antisémites - qu'il réfute - datant de ses premières années militantes.
Règle d'or budgétaire"
Elle a réitéré sa proposition d'instaurer une "règle d'or budgétaire" par référendum, pour imposer chaque année une diminution de la dette.
En matière de retraites, sujet éminemment sensible, la candidate du RN à l'Élysée, qui est favorable à ramener l'âge de départ à la retraite à 62 ans, voire à 60, au lieu de 64 ans depuis l'impopulaire réforme imposée par le président sortant Emmanuel Macron.
Résolue à "envoyer le signal limpide que la dérive des comptes publics est finie et que les marchés peuvent considérer à nouveau la France comme un partenaire fiable", elle a martelé sa volonté de "s'attaquer à tous les tabous, toutes les lâchetés, tous les lobbies".
Le menu reste composé des priorités habituelles de l'extrême droite : la "reprise en main" de l'immigration et l'instauration d'une "priorité nationale" doivent à elles seules rapporter "15 milliards la première année (puis) 29 milliards en année pleine" à terme, soit "autour de 20% de (ce) plan d'économies", assure-t-elle.
Seraient aussi visées la contribution au budget européen, la politique de la ville, les associations, l'aide au développement, sans oublier le "millefeuille administratif" des collectivités locales, agences "et autres organismes parasites" qui verraient leurs effectifs réduits d'au moins 200.000 postes en cinq ans, a précisé Jean-Philippe Tanguy.
AFP/VNA/CVN




