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La lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) constitue une priorité politique absolue pour le gouvernement du Vietnam. L’objectif principal est de faire lever le “carton jaune” imposé par la Commission européenne (CE) depuis octobre 2017, avec une date cible fixée pour l’année 2026.
En prévision de la sixième inspection de la CE en novembre 2026, le vice-Premier ministre Hồ Quốc Dũng a souligné que la levée du “carton jaune” devait être considérée comme une tâche politique particulièrement importante d’ici à la fin d’année. Il a appelé les ministères, les organismes et les localités concernés à agir avec détermination et de manière coordonnée, en associant ces efforts au développement durable du secteur de la pêche.
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| Les gestionnaires des ports, les services de la pêche et les garde-frontières coordonnent le contrôle des entrées et sorties des navires. |
| Photo : VNA/CVN |
Respecter cinq impératifs
Lors de la 36e réunion du Comité national de pilotage de la lutte contre la pêche INN et du développement durable du secteur de la pêche, M. Dũng a appelé à respecter cinq impératifs : éviter toute nouvelle arrestation de navires de pêche vietnamiens par des autorités étrangères ; empêcher les navires ne remplissant pas les conditions requises d’exercer leurs activités ; traiter sans retard toutes les infractions aux règles de surveillance des navires (VMS) ; garantir la traçabilité de tous les lots de produits de la pêche ; et assurer la concordance entre les données déclarées, les dossiers et la réalité. Les rapports doivent être précis, fiables et fondés sur des données cohérentes.
Pour atteindre ces objectifs, le vice-Premier ministre a chargé le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement de piloter et de coordonner les actions, ainsi que de mettre en place un point de contact permanent chargé d’échanger avec la CE et de répondre à ses demandes. Le ministère de la Défense doit renforcer les patrouilles dans les zones maritimes sensibles afin d’empêcher les navires vietnamiens de pêcher illégalement dans les eaux étrangères, tandis que le ministère de la Police doit poursuivre les enquêtes et traiter sévèrement les fraudes et les infractions selon la loi... Les présidents des Comités populaires des 22 provinces et villes côtières concernées doivent assumer personnellement l’entière responsabilité des résultats de la lutte contre la pêche INN sur leur territoire.
M. Dũng a également insisté sur la nécessité d’associer cette lutte au développement durable du secteur, notamment par l’amélioration des infrastructures portuaires, le développement de l’aquaculture et l’application des sciences et technologies. Ces efforts doivent contribuer à atteindre l’objectif de plus de 12 milliards de dollars d’exportations de produits aquatiques en 2026.
Selon le rapport du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, la lutte contre la pêche INN évolue progressivement d’une gestion essentiellement administrative vers une gouvernance fondée sur les données, la gestion des risques et la responsabilisation des acteurs.
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| Une batterie de mesures drastiques est mise en œuvre pour lutter contre la pêche INN. |
| Photo : VNA/CVN |
Traçabilité des produits de la pêche
Au 30 septembre, les 80.003 navires de pêche d’une longueur de 6 m ou plus étaient tous immatriculés et enregistrés dans la base de données nationale sur la pêche. Par ailleurs, 27.238 des 27.520 navires d’une longueur de 15 m ou plus étaient équipés de dispositifs de VMS.
Le Vietnam a pleinement mis en œuvre 31 des 38 recommandations formulées par la CE à l’issue de sa cinquième inspection, avec des résultats vérifiables. Cinq autres recommandations sont en cours de finalisation, tandis que deux font encore l’objet d’échanges avec la CE.
Concernant les licences de pêche, les villes et provinces doivent recenser les navires sans licence, dont la licence a expiré ou dont les informations sont incohérentes, et guider leurs propriétaires dans les démarches nécessaires. Les navires ne remplissant pas les conditions requises doivent être étroitement surveillés afin d’empêcher toute activité illégale.
Les gestionnaires des ports, les services de la pêche et les forces compétentes, notamment les garde-frontières, doivent coordonner le contrôle des entrées et sorties des navires. Ils doivent enregistrer et actualiser les informations sur le système électronique de traçabilité des produits issus de la pêche (eCDT), puis les comparer aux registres portuaires et aux données de surveillance. Tout incident technique doit être signalé au Département des pêches et de la surveillance des pêches.
Le ministère demande également de renforcer le contrôle des volumes de produits halieutiques débarqués dans les ports, en les comparant aux journaux de pêche, aux données VMS et aux informations enregistrées dans le système eCDT. La délivrance des attestations de matières premières et des certificats d’origine doit respecter la réglementation en vigueur. Les dossiers présentant des anomalies doivent être vérifiés avant toute décision. Les fausses déclarations de volumes et la légalisation frauduleuse de produits issus de la pêche illégale doivent être sanctionnées.
Thê Linh/CVN




