Marché du travail : la Commission européenne "accepte" les arguments de Vienne et Berlin

Bruxelles a "accepté" le 8 juin les arguments de l'Allemagne et de l'Autriche, liés à la crise économique, pour restreindre pendant 2 années supplémentaires l'accès de leur marché du travail aux ressortissants de 8 pays de l'Est admis dans l'UE en 2004.

"Je peux accepter leur conclusion selon laquelle ils connaissent une sérieuse perturbation de leurs marchés du travail, conséquence de la crise économique générale", a déclaré le commissaire européen à l'Emploi, Vladimir Spidla, lors d'une réunion le 8 juin à Luxembourg avec les ministres européens des Affaires sociales.

"On doit prendre au sérieux la possibilité qu'un afflux de travailleurs étrangers puisse mener à une hausse du chômage, en particulier chez les groupes les plus vulnérables", a concédé M. Spidla, dans ses commentaires aux ministres.

Les textes européens confèrent à Berlin et Vienne "le droit de maintenir une période de transition jusqu'à la fin avril 2011", a rappelé le commissaire, uniquement en position de prendre acte des arguments invoqués. "En même temps, j'insiste auprès de l'Allemagne et de l'Autriche pour qu'ils travaillent très activement pour ouvrir progressivement leurs marchés" d'ici là, a-t-il ajouté.

Les travailleurs de Pologne, de République tchèque, de Slovaquie, de Slovénie, de Hongrie et des 3 pays baltes, tous entrés dans l'UE voici 5 ans, peuvent désormais travailler librement dans tous les pays de l'UE, sauf l'Allemagne, l'Autriche et le Royaume-Uni.

L'Allemagne et l'Autriche exigent des travailleurs qu'ils fassent une demande de permis de travail avant de pouvoir occuper un emploi.

Le Royaume-Uni demande seulement qu'ils s'inscrivent sur un registre après avoir commencé à travailler.

AFP/VNA/CVN

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