>> L’ao dài, ambassadeur de l’identité vietnamienne dans le monde
>> Miss World 2026 : quand la culture devient un vecteur de rayonnement
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| Des participants à la Semaine de la mode de l'ao dài de Londres 2026 devant Big Ben. |
| Photo : VNA/CVN |
Le 19 septembre, l'ao dài (tenue traditionnelle des Vietnamiennes) a défilé devant des sites les plus emblématiques de la capitale britannique tels que le palais de Westminster, Big Ben, le London Eye et la place de Trafalgar.
Plutôt que de présenter l'ao dài comme un simple symbole culturel, les organisateurs ont choisi de mettre au premier plan les stylistes, les collections, les matières, le savoir-faire artisanal et les innovations qui permettent de renouveler cette tenue traditionnelle. Une démarche à la fois professionnelle et stratégique, qui vise à inscrire ce symbole culturel vietnamien dans les codes de la mode internationale et à le soumettre aux critères d'appréciation du secteur, au-delà de sa seule valeur affective.
Peu de personnes parlent de l'ao dài avec autant de profondeur que Terence D. Jones, un Occidental qui entretient depuis de nombreuses années des liens étroits avec le Vietnam et ancien représentant résident par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Vietnam.
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Vêtu d'un ao dài confectionné dans la soie du village de La Khê, dont il avait découvert le savoir-faire lors d’une exposition au Temple de la Littérature à Hanoï, il a raconté avec sincérité son hésitation initiale face au pantalon ample, avant d'en apprécier la légèreté et le confort, particulièrement adaptés aux journées chaudes de Hanoï.
Cette expérience personnelle l'a conduit à porter un regard plus profond sur la place de l'ao dài dans l'histoire vietnamienne. "Au regard de l’histoire mouvementée du Vietnam, je suis profondément touché de voir l'ao dài si présent dans cette histoire. Qu'il s'agisse du Nord, du Centre ou du Sud, il conserve le statut de costume national", a-t-il déclaré.
Selon lui, pour les Britanniques, après la gastronomie, l'ao dai est sans doute l'une des images les plus immédiatement associées au Vietnam. Présent dans les photographies comme sur les scènes de Broadway, il constitue, à ses yeux, un signe permettant d’identifier les Vietnamiens : "L'ao dài permet de reconnaître qui est vietnamien, car porter l'ao dài, c'est être vietnamien".
Sur le podium, aux côtés de l’équipe vietnamienne, figuraient plusieurs noms de la mode londonienne. Savita Kaye, directrice générale de House of iKons Fashion Week London, s’est dite particulièrement impressionnée par la mobilisation de la communauté vietnamienne au Royaume-Uni et dans le monde pour la réussite de l’événement. Elle a souligné son souhait de voir le public découvrir la culture, la gastronomie, la musique, la mode et la créativité vietnamiennes.
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| Le défilé de la Semaine de la mode de l'ao dài 2026 passe devant des sites les plus emblématiques de la capitale britannique. |
| Photo : VNA/CVN |
Organisé par l'Association des femmes et des enfants vietnamiens au Royaume-Uni (VWCA), avec le soutien de plusieurs organisations vietnamiennes en Europe, l'événement a réuni des participants de 28 pays et près de 200 bénévoles. Cette initiative communautaire illustre le rôle de la diaspora dans la préservation et la diffusion de l'identité culturelle vietnamienne, conformément à l'esprit de la Résolution N°23-NQ/TW du Bureau politique relative aux affaires concernant les Vietnamiens résidant à l'étranger.
L'artisane d'élite et styliste Lan Huong a présenté sa collection "Planète prospère N° 2", qui prolonge son travail autour de la nature et de la culture des communautés des régions montagneuses, avec des techniques traditionnelles de tissage et de teinture. Un détail a particulièrement retenu l’attention : le savoir-faire du tissage de la soie "the" du village de La Khê, présenté avec un métier à tisser traditionnel transporté du Vietnam à Londres, permettant au public de découvrir directement un artisanat préservé par les artisans.
L'événement a profondément modifié la perception des spectateurs internationaux, à l'image du mannequin Liliana Silva qui a découvert une culture vietnamienne bien plus riche et nuancée que celle projetée par les médias traditionnels.
L’événement s’est achevé, mais il ouvre déjà des questions qui dépassent le simple succès du défilé : jusqu’où les créateurs peuvent-ils réinventer l’ao dài ? Quels savoir-faire et quelles techniques seront transmis aux générations futures ? Et quelles perspectives une Semaine de la mode consacrée à l’ao dai peut-elle offrir aux créateurs vietnamiens ? Car au-delà des projecteurs et des applaudissements, l’enjeu est désormais de faire vivre l’ao dài, de renouveler sa création et d’en transmettre le savoir-faire aux générations futures.
VNA/CVN




