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| À ce jour, 250 dossiers portant sur des batailles majeures où l'existence de fosses collectives est suspectée. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon le Comité directeur national chargé de la recherche, de la récupération et de l’identification des restes des martyrs (Comité directeur national 515), la compilation des données fournies par des partenaires, organisations et particuliers a permis d'établir 250 dossiers portant sur des batailles majeures où l'existence de fosses collectives est suspectée.
L'examen approfondi, la finalisation de ces dossiers, l'élaboration de la base de données et l'organisation des opérations d'exhumation et de rassemblement s'accélèrent actuellement sur l'ensemble du territoire.
La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà, cheffe dudit Comité, a demandé d’élaborer une procédure de traitement des dossiers prévoyant une répartition des responsabilités entre les régions militaires et les autorités locales, chargées de conduire les opérations sur leur territoire, en étroite coordination avec les services spécialisés du ministère de la Défense. Cette approche vise à mobiliser les forces sur place et à accélérer le traitement des dossiers, afin d’atteindre l’objectif fixé pour 2026, à savoir finaliser 130 dossiers d’informations sur les soldats tombés au combat.
À ce jour, le Département des opérations de l’État-major général de l’Armée populaire du Vietnam a établi une liste de 39 dossiers concernant des sépultures collectives et des lieux d’inhumation groupée. Parmi ces dossiers, trois ont fait l’objet d’études approfondies, de colloques, de recherches de témoins et de prospections exploratoires. Ils concernent la sépulture collective du parc Lê Thi Riêng, à Hô Chi Minh-Ville, le site d’inhumation collective de Câu Nhi, dans la province de Quang Tri, et la sépulture collective située rue Truong Chinh, dans l’ancienne province de Kon Tum. Au 27 octobre après-midi, les équipes compétentes avaient retrouvé et regroupé 846 dépouilles de soldats tombés au combat au parc Lê Thi Riêng.
Trois autres dossiers ont été étudiés et transmis aux autorités locales pour recueillir des informations complémentaires et organiser des colloques. Ils concernent la sépulture collective de Kannack, à Kbang (Gia Lai), où des soldats du D409 de la Région militaire 5 sont tombés lors de l’attaque du camp CIDG de Kannack le 8 mars 1965 ; le cimetière de l’Hôpital 88 de la Région militaire de Tri Thiên, à Huc Nghi (Quang Tri), lié à l’opération Lam Son 355 du 30 juin 1970 ; et la sépulture collective des soldats du D40 DC/F3, à An Quy, dans l’ancienne province de Binh Dinh.
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| Chaque identification réussie n’est pas seulement une réussite scientifique, mais aussi un geste de reconnaissance envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Patrie. |
| Photo : VNA/CVN |
Dans plusieurs sites, les archives permettent de retracer les combats, les dates auxquelles les soldats sont tombés et les zones d’inhumation présumées. Ainsi, le dossier de la colline 861, dans la région de Khe Sanh (ancienne province de Quang Tri), fait état d’environ 25 soldats tombés lors des combats du 21 janvier 1968 et qui y auraient été enterrés. Celui du secteur de Huong Hoa mentionne près de 250 soldats tombés lors des combats à la même date.
Par ailleurs, dans le secteur de l’aéroport de Tân Son Nhât, à Hô Chi Minh-Ville, des témoins ont signalé plusieurs sites susceptibles d’abriter des sépultures collectives de soldats tombés lors de l’offensive du Têt, en février 1968.
Mettre en place l’essentiel du système de données
Le colonel Bùi Yên Tinh, chef adjoint du Département des opérations, a indiqué que son unité examinait 40 dossiers supplémentaires relatifs à de grandes batailles où la présence de sépultures collectives est suspectée, à partir de témoignages et d’archives. Elle vise à atteindre l’objectif fixé par la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà, à savoir constituer et intégrer dans le système de gestion 130 dossiers d’informations sur les soldats tombés au combat en 2026.
Outre les opérations de recherche, de regroupement et d’identification des restes, la vice-Première ministre a chargé les organes compétents d’étudier les dossiers relatifs à 250 grandes batailles et d’enrichir rapidement la base de données sur les soldats tombés au combat, leurs sépultures et les cimetières militaires. L’objectif est de mettre en place l’essentiel du système de données en 2026, puis de continuer à l’enrichir à partir de sources nationales et internationales.
La vice-Première ministre a également souligné la nécessité d’intensifier la communication sur les grandes batailles et les sites présumés de sépultures collectives afin de recueillir davantage d’informations auprès des témoins, des familles des soldats tombés au combat et des organisations et particuliers détenant des documents pertinents.
Cette mission s’inscrit dans la durée. Face au vieillissement des témoins, il est d’autant plus urgent de collecter et de vérifier les informations, afin de ne pas perdre de précieuses sources et de faciliter les opérations de recherche et de regroupement des restes des soldats tombés au combat.
VNA/CVN





