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>> Trump dit s'attendre à un accord définitif avec l'Iran d'ici 60 jours
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| Une partie du complexe hôtelier de luxe du Burgenstock, où devaient débuter les pourparlers faisant suite à l'accord visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, le 19 juin en Suisse. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les négociateurs de Téhéran sont arrivés dans la soirée en Suisse, selon le ministère suisse des Affaires étrangères.
Parmi les membres de la délégation figurent le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, également président du Parlement, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati, a annoncé la télévision d'État iranienne.
Le vice-président américain JD Vance doit rejoindre l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, pour mener les discussions.
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| Le vice-président JD Vance embarque à bord d'un Gulfstream C-37 depuis la base aérienne Andrews près de Washington, et en direction de Zurich en Suisse, le 20 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le protocole d'accord signé mercredi 17 juin entre les parties prévoit le lancement de tractations d'une durée de 60 jours en vue de parvenir à un accord final, qui seront centrées sur le programme nucléaire iranien.
Des discussions "préparatoires" ont commencé dès samedi entre diplomates, selon Berne.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé la tenue de discussions "techniques" dimanche 21 juin entre Iraniens et Américains, en présence de représentants du Qatar et du Pakistan, pays médiateurs.
Protocole "en danger"
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| Des navires commerciaux au large du terminal portuaire de Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, le 19 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins prévenu samedi 20 juin les États-Unis que le protocole serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, allusion à la situation au Liban, où les affrontements continuent entre Israël et le Hezbollah.
Le protocole prévoit en effet une fin des hostilités sur l'ensemble des théâtres, y compris au Liban, Téhéran ayant insisté sur ce dernier élément.
Et en représailles aux attaques israéliennes des derniers jours au Liban, Téhéran a annoncé samedi "fermer" à nouveau le détroit d'Ormuz.
L'armée iranienne a également menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations" contractées dans le protocole d'accord.
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| Le président américain Donald Trump s'exprime devant le nouvel avion présidentiel Air Force One, dans un hangar de la base aérienne Andrews près de Washington, le 19 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Donald Trump a de son côté menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.
"Il n'y aura AUCUN PEAGE dans le détroit d'Ormuz pendant les 60 jours de la période de cessez-le-feu, et il n'y aura AUCUN péage après l'expiration de la période de 60 jours, à moins qu'il ne soit imposé par les États-Unis d'Amérique, si un accord n'était pas trouvé, pour les services rendus comme ange gardien des pays du Moyen-Orient et à des fins de remboursement des coûts passés, présents, et futurs", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
"Vigilantes"
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| Des habitants et des secouristes sur le site d'une frappe aérienne israélienne qui a touché le village de Qennarit, dans le Sud du Liban, le 20 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L'Iran avait verrouillé au début du conflit cette voie maritime par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant un emballement des cours du pétrole.
Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter.
La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord. Et après l'annonce de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes".
Selon lui, les passages dans le détroit d'Ormuz se sont poursuivis de manière sûre samedi 20 juin, avec le passage de 55 navires marchands.
Malgré le texte américano-iranien, et une nouvelle annonce de cessez-le-feu vendredi 19 juin, Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah s'affrontent depuis deux jours dans le sud du Liban, où les opérations israéliennes ont fait au moins 24 morts samedi.
"La peur domine chez tout le monde", témoigne auprès de l'AFP Fadi Zayat, un habitant du village méridional de Tayr Debba.
"Totalement responsable"
L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi lors de combats dans le sud du Liban, portant à cinq ses pertes dans le pays depuis la conclusion de l'accord préliminaire irano-américain.
Israël, qui occupe une partie du sud, a indiqué viser des positions du Hezbollah en représailles à des attaques contre ses troupes.
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| Des frappes aériennes israéliennes sur Nabatiyé, dans le Sud du Liban, le 20 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Un responsable militaire israélien a cependant affirmé samedi 20 juin que l'armée avait reçu l'ordre de la direction politique du pays de cesser les affrontements avec le Hezbollah dans le sud du Liban, tout en continuant à y opérer "de manière défensive".
De son côté, le Hezbollah a affirmé qu'Israël était "totalement responsable" des violations de la trêve.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué lors des frappes américano-israéliennes sur Téhéran qui ont déclenché le conflit le 28 février.
AFP/VNA/CVN








