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Le gouvernement a approuvé la Stratégie de développement des services logistiques du Vietnam pour la période 2025-2035, avec vision à l’horizon 2050. Cette stratégie vise à développer un secteur logistique durable, performant et à forte valeur ajoutée, doté d’une bonne compétitivité. Au cours de cette période, la valeur ajoutée des services logistiques devrait représenter 5 à 7% du PIB, avec un taux de croissance annuel moyen de 12 à 15%. Le secteur veut porter le taux d’externalisation des services logistiques à 70-80% et à réduire les coûts.
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| Le secteur de la logistique ambitionne de 15-16% de croissance annuelle sur la période de 2025-2030. |
| Photo : VNA/CVN |
Le Vietnam ambitionne de figurer parmi les 40 premiers pays et territoires du monde en matière d’indice de performance logistique (IPL) de la Banque mondiale. Parallèlement, 80% des entreprises de logistique devraient adopter des solutions de transformation numérique. Le secteur visera une croissance à faibles émissions et une transition vers les énergies vertes. D’ici 2035, 70% de sa main-d’œuvre sera formée et 30% titulaire d’un diplôme universitaire. Au moins cinq centres logistiques modernes et de classe mondiale seront créés, servant de plateformes clés reliant les chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales.
Transformation numérique
À l’horizon 2050, les services logistiques représenteront 7 à 9% du PIB et connaîtront une croissance annuelle de 10% à 12%. Le taux d’externalisation des services logistiques devrait atteindre 80% à 90% et les coûts logistiques devraient se réduire à 10% à 12% du PIB. Par ailleurs,
le Vietnam ambitionne de figurer parmi les 30 premiers pays du monde selon l’IPL de la Banque mondiale. Toutes les entre-prises logistiques vietnamiennes devraient adopter des solutions de transformation numérique. Le secteur devrait se développer efficacement vers de faibles émissions, contribuant ainsi à l’objectif national de zéro émission nette. La stratégie prévoit également le développement d’au moins dix centres de services logistiques modernes de niveau international, qui serviront de plateformes de connexion aux chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales.
Le développement de la logistique verte devient une priorité dans la stratégie nationale de développement durable et dans la mise en œuvre des engagements du pays en termes de neutralité carbone. Alors que l’économie se concentre de plus en plus sur la protection de l’environnement, le développement de chaînes d’approvisionnement vertes, notamment les réseaux logistiques verts, est une tendance mondiale inévitable.
À l’heure actuelle, le secteur logistique contribue de manière significative à l’économie nationale avec un marché estimé à 40-42 milliards de dollars, une croissance annuelle de 14-16%, soit l’un des taux les plus élevés de l’Asie du Sud-Est. Toutefois, les coûts logistiques restent élevés, représentant 16-18% du PIB, et le secteur est un émetteur majeur de carbone, notamment dans le transport routier.
La stratégie définit des orientations pour réaliser des avancées majeures dans la finalisation du cadre juridique et institutionnel afin d’améliorer l’environnement des affaires, d’encourager tous les secteurs économiques à participer au développement logistique, de promouvoir l’intégration internationale et de renforcer la gestion étatique et l’application de la loi dans le secteur logistique, conformément aux mécanismes du marché, aux pratiques et au droit international. Par ailleurs, elle vise à promouvoir l’investissement dans des infrastructures logistiques modernes et harmonisées, notamment dans les domaines du transport, du commerce et du numérique, tout en garantissant la protection de l’environnement, la prévention des catastrophes et la résilience climatique.
La stratégie vise également à renforcer les liens entre les secteurs, les régions et les partenaires internationaux ;à développer les marchés logistiques et les sources d’approvisionnement pour une croissance durable ; à améliorer la compétitivité des entreprises ;et à promouvoir des services logistiques écologiques et de haute qualité basés sur des plateformes numériques. Elle souligne également la nécessité de promouvoir la recherche, l’innovation et l’application de technologies de pointe pour accroître l’efficacité logistique dans la production, le commerce et la distribution nationale et internationale.
Une attention particulière sera portée au développement de ressources humaines logistiques de haute qualité ; au renforcement du rôle des associations professionnelles et des entreprises pionnières ; à la mise en place de chaînes d’approvisionnement modernes ; et au développement de services logistiques à forte valeur ajoutée pour répondre à la demande nationale et internationale, afin de positionner le Vietnam comme une plateforme mondiale de transbordement et de distribution.
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| À l’horizon 2050, les services logistiques représenteront 7 à 9% du PIB et connaîtront une croissance annuelle de 10% à 12%. |
| Photo : VNA/CVN |
Modèles de logistique urbaine
La stratégie vise également à développer des zones franches reliées aux ports maritimes, aux aéroports, aux postes-frontières et aux principales zones de production ; des plateformes modernes de tri et de traitement des marchandises du commerce électronique pour gérer efficacement et en toute sécurité d’importants volumes grâce à des technologies de pointe ; des parcs logistiques, des centres de distribution, des entrepôts intelligents et des installations de stockage spécialisées pour les produits agricoles, chimiques, industriels et transformés. Des modèles de logistique urbaine seront développés dans les grandes villes afin d’assurer une circulation des marchandises efficace, rentable et respectueuse de l’environnement.
Actuellement, la structure des services de transport du Vietnam n’est pas équilibrée et durable, la proportion du transport routier prédominant sur les autres formes de transport. Les émissions de gaz à effet de serre du transport routier sont 21,95 fois supérieures à celles du transport aérien, 19,94 fois supérieures à celles du transport maritime et 245,49 fois supérieures à celles du transport ferroviaire.
Thê Linh/CVN




