04/07/2021 09:45
Des milliers de touristes et travailleurs étrangers au Vietnam ont rencontré des difficultés à cause de la pandémie de COVID-19. Toutefois, la population leur a apporté un soutien moral et matériel.
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Le gardien de motos Jagir Singh à Hô Chi Minh-Ville.
Photo : Phu Lu/CVN

Les touristes et travailleurs étrangers ne peuvent pas retourner dans leurs pays alors que la pandémie de COVID-19 fait des ravages à travers le monde. Leur budget est limité. C’est pourquoi, ils doivent rechercher un emploi temporaire pour gagner leur vie. 

Une aide précieuse

Ces derniers temps, au parking des coins des rues Trân Hung Dao et Nguyên Khac Nhu, 1er arrondissement de Hô Chi Minh-Ville, les gens peuvent facilement voir l’image de garçons indiens faisant le travail de gardien de motos. Ils ont voyagé au Vietnam et sont bloqués à cause de la pandémie. Heureusement, ils ont trouvé un emploi.

Jagir Singh est un touriste indien bloqué depuis mars 2020. Après un long moment sans vol de retour vers l’Inde, il s’est retrouvé sans argent et sans logement.  Il a eu la chance de trouver un emploi de gardien de motos dans un petit café du 1er arrondissement.

"Je suis venu au Vietnam pour voyager et je suis coincé. Je n’avais pas d’argent afin d’acheter de la nourriture et payer le logement. Heureusement, j’ai trouvé ce job. Je suis aussi très ému parce que mon patron, Trân Thiên Phuong, est très gentil et m’aide", a partagé M. Jagir. "Je me sens très heureux de travailler au Vietnam. Les habitants ne nous ont pas discriminés, mais au contraire nous ont aidés", a-t-il ajouté. En raison de la différence linguistique, c’était très difficile les premiers temps. Ensuite, il s’est habitué à ce travail. Il gagne mensuellement de 6 à 7 millions de dôngs. C’est suffisant pour vivre.

Le compatriote de Jagir Singh, Ashok Kumar, a expliqué : "En Inde, je travaille dans une compagnie de mode et de cosmétiques. Pour élargir le marché, je suis allé au Vietnam et je me suis retrouvé coincé à cause de la pandémie. Je me suis retrouvé sans travail et sans argent".

Grâce à l’aide du propriétaire Phuong, M. Ashok est devenu gardien de véhicules. Le revenu mensuel lui permet de couvrir toutes ses dépenses. Il souhaite faire des heures supplémentaires pour économiser 20 millions de dôngs afin de pouvoir bientôt retourner en Inde.

"Par rapport à d’autres pays touchés par l’épidémie de COVID-19, je me sens en sécurité au Vietnam, j’ai de bons amis et un travail stable. J’espère toujours que la pandémie passera rapidement pour que je puisse rentrer chez moi. Je reviendrais sûrement ici parce que j’aime le Vietnam", a affirmé Ashok Kumar.
Il s’agit de quelques-uns des étrangers qui ont été soutenus par Trân Thiên Phuong, directeur de la compagnie de garde de véhicule Leosix à Hô Chi Minh-Ville.  

"En raison de la pandémie, ils ont perdu leur emploi et sont bloqués. Ils ont fait face à de nombreuses difficultés. Je les ai aidés dans la recherche d’un travail. Le salaire allant de 6 à 7 millions de dôngs est suffisant pour vivre", a dit M. Phuong. "Je veux qu’ils aient une bonne impression sur le Vietnam en général et Hô Chi Minh-Ville en particulier quand ils retourneront dans leur pays natal", a-t-il détaillé.

Comme un membre de la famille

Touristes séjournant dans la villa Mr Tho Garden à Quang Nam (Centre).
Photo : TN/CVN

À Hôi An, province de Quang Nam (Centre), plusieurs étrangers sont aussi dans la même situation. Artur Gorge, un Portugais, s’y est rendu il y a plus d’un an, juste au moment où l’épidémie de COVID-19 commençait à se propager. Il a donc dû rester dans cette ancienne cité. Afin de survivre, il a donné des cours en ligne, mais ses revenus ne suffisaient qu’à couvrir ses dépenses quotidiennes. Par solidarité, le propriétaire de la villa Mr Tho Garden ne lui facture aucun loyer et ne lui demande que de prendre en charge les frais d’électricité et d’eau. Ici, il peut cuisiner, faire sa lessive et utiliser la maison comme un membre de la famille du propriétaire.

"Dans un premier temps, j’étais sous le choc car les pays fermaient leurs frontières et la situation en Europe devenait très tendue. Mais au fur et à mesure, j’ai surmonté la crise. Je suis très reconnaissant au gouvernement vietnamien et au propriétaire de la villa Mr Tho Garden pour l’aide qu’ils m’ont apporté. Grâce à cela, je me suis senti chez moi au Vietnam", a précisé Artur Gorge.

Depuis plus d’un an, la villa Mr Tho Garden met quatre chambres à disposition avec des frais de séjour réduits au maximum. De nombreux autres établissements proposent l’hébergement gratuit aux visiteurs étrangers. Bien que la crise sanitaire touche gravement le secteur du tourisme, la solida-rité exprimée par la villa MTho Garden est représentative de la générosité des habitants de la ville.

La plupart des touristes bloqués au Vietnam font face à des difficultés, notamment financières. Certains travaillant dans le pays partagent les mêmes difficultés et peuvent être en proie à une grande détresse psychologique. Par conséquent, le soutien est essentiel.
 
Mai Huong/CVN



 
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