21/06/2021 08:45
Parmi les métiers exposés au coronavirus, le journalisme n’a peut-être pas reçu l’attention qu’il méritait jusque-là. Le métier de reporter est en soi une profession difficile en temps normal, il prend encore une tournure plus dangereuse en temps de crise sanitaire.
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Le journaliste Bùi Duy Trinh réalise à l’aéroport de Sherementyevo en Russie, en mai 2020, des images avant le départ d’un vol de rapatriement de citoyens vietnamiens.

Depuis début 2020, les journalistes de l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) dans l’ensemble du pays ainsi qu’à l’étranger ont vu leur quotidien bouleversé.

"Dès les premiers jours de l’apparition du coronavirus en Russie, des règlements sanitaires stricts ont été mis en place. Mes deux collègues et moi ne pouvions plus alors nous déplacer normalement en prenant les transports publics. Nous avons dû ainsi établir rapidement des contacts avec cadres diplomatiques vietnamiens, Viêt kiêu (Vietnamiens résidant à l’étranger) et étudiants vietnamiens en Russie afin d’avoir des informations de première main pour nos articles diffusés au Vietnam. La situation s’est encore davantage compliquée quand deux personnes de notre équipe sont tombées malades. Malgré toutes ces difficultés, la production de bulletins, de vidéos et de photoreportages ne s’est pas arrêtée", a expliqué le journaliste Bùi Duy Trinh, chef du Bureau de représentation de la VNA en Russie.

De la même manière, Dinh Manh Tu, chef du Bureau de représentation de la VNA à Hai Duong, a innové dans sa manière de travailler alors que cette province du Nord devenait l’épicentre du virus. "Lorsque le COVID-19 a ressurgi à Hai Duong, une personne F1 (d’un autre cas F0 testé positif au coronavirus) de notre équipe a été mise en quarantaine. Il ne restait donc plus que deux personnes seulement capables de travailler. Face à cette situation, nous ne pouvions pas prendre le risque d’aller sur les zones de quarantaine pour collecter des informations. J’ai décidé alors d’exploiter les informations fournies par mes relations vivant sur place (dans les zones de quarantaine, les hôpitaux de campagne, etc.) afin de continuer notre travail".

Malgré les difficultés d’organisation et le risque sanitaire, les journalistes répondent toujours présents pour exercer leur travail et ramener des informations vérifiées et de qualité. En continuant d’informer le public malgré les risques qu’ils encourent, ils contribuent de manière notable à la lutte contre la pandémie.
 

Texte et photos : My Anh - VNA/CVN
 
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