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Face à l’une des favorites du tournoi, le Vietnam abordait la rencontre sous une forte pression. Contre des adversaires bien plus fortes, l’équipe du sélectionneur Mai Duc Chung devait limiter les dégâts pour conserver ses chances de terminer parmi les deux meilleures troisièmes et de se qualifier pour le tour suivant, tout en maintenant ses espoirs de barrage pour la Coupe du Monde féminine 2027.
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| Huynh Nhu et ses coéquipières ne pouvaient rien faire face aux puissantes attaques des joueuses japonaises. |
| Photo : VFF/CVN |
Dotée d’un effectif riche en joueuses évoluant dans certains des plus grands clubs du monde, la sélection japonaise a rapidement pris le contrôle du match après le coup d’envoi, se projetant vers l’avant et lançant des attaques rapides sur les deux ailes. La défense vietnamienne a dû batailler pour contenir cette pression constante.
L’ouverture du score est intervenue à la 21e minute lorsque Riko Ueki, l’attaquante japonaise de l’équipe féminine de West Ham United, a trouvé l’espace entre deux défenseuses avant de placer une tête puissante à bout portant pour donner l’avantage au Japon.
La meilleure occasion vietnamienne est survenue en début de match lorsque Ngân Thi Van Su a dribblé une défenseure et décoché une frappe puissante dans la surface de réparation, mais le ballon a été capté par la gardienne japonaise.
La gardienne Không Thi Hang a été l’une des joueuses vietnamiennes les plus en vue en première mi-temps, réalisant plusieurs arrêts décisifs pour empêcher le score de s’alourdir avant la pause.
Cependant, la domination japonaise s’est poursuivie en seconde période, avec des buts supplémentaires de Maika Hamano, Aoba Fujino et Kiko Seike qui ont scellé une victoire confortable à Perth, en Australie.
L’entraîneur Mai Duc Chung a fait entrer Huynh Nhu, Bich Thuy et Duong Thi Vân pour tenter de dynamiser l’attaque vietnamienne, mais le score est resté inchangé, le Japon s’imposant 4-0.
Dans l’autre match du groupe C disputé simultanément, le Taipei chinois a battu l’Inde 3-1, pour terminer deuxième du groupe. L’équipe peut désormais croire en un retour sur la scène mondiale, près de quatre décennies après sa dernière participation.
Le Vietnam a terminé la phase de groupes avec trois points et une différence de buts de -4. Comparé à d’autres équipes ayant terminé troisièmes, comme les Philippines et l’Ouzbékistan, toutes deux à -2, le bilan du Vietnam l’a laissé hors des places qualificatives.
Malgré la défaite, Mai Duc Chung a salué l’esprit combatif de ses joueuses face à une équipe mieux classée. « Le Japon est une équipe très forte, d’un niveau bien supérieur au nôtre, mais nos joueuses ont tout donné. Leur performance d’aujourd’hui mérite d’être reconnue », a-t-il déclaré.
Interrogé sur son avenir après le tournoi, l’entraîneur chevronné a indiqué qu’il prévoyait de se retirer une fois ses fonctions terminées, laissant ainsi la place à une nouvelle génération d’entraîneurs à la tête de l’équipe nationale.
« Après ce tournoi, je me retirerai. Je suis heureux que quelqu’un prenne bientôt la relève et continue à diriger l’équipe féminine du Vietnam », a-t-il fait savoir.
Au terme d’une semaine riche en rebondissements et en spectacle à la Coupe d’Asie féminine de l’AFC disputée en Australie, on commence à y voir plus clair sur le contingent d'équipes qui représenteront le continent lors de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2027.
De 12 équipes en ouverture du tournoi, elles ne sont désormais plus que huit à pouvoir briguer le titre de championne d’Asie. Et la donne est désormais simple : chaque équipe qui gagnera son quart de finale à venir se qualifiera pour le Mondial féminin brésilien, tandis que les équipes perdantes disputeront un barrage qualificatif dont les vainqueurs poinçonneront également leur billet pour l’Amérique du Sud, alors que les perdants rallieront le Tournoi de barrage.
VNA/CVN



