>> Les ministres du gouvernement Bayrou prennent leurs fonctions
>> Le Premier ministre François Bayrou interviewé lundi 27 janvier à 20h50 sur LCI
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Le Premier ministre François Bayrou lors de la réunion des entrepreneurs français La REF 2025, au stade Roland-Garros à Paris, le 28 août. |
Photo : AFP/VNA/CVN |
Les socialistes, qui ne voteront pas la confiance à François Bayrou le 8 septembre, le condamnant vraisemblablement à être renversé, demandent à Emmanuel Macron de nommer un Premier ministre de gauche.
Pour se présenter comme une alternative crédible à François Bayrou, le PS entend dévoiler ses propres pistes budgétaires, lesquelles impliquent un effort bien inférieur aux 44 milliards d'euros portés par le Premier ministre et reposeront d'abord sur les plus riches et les grandes entreprises.
Un désaccord de fond avec François Bayrou qui estime que ces 44 milliards sont "une première marche" indispensable pour réduire le déficit public à moins de 3% du PIB en 2029, seuil à partir duquel la dette n'augmenterait plus selon lui.
Les propositions du PS mettront la priorité sur "l'investissement et la justice fiscale", a insisté Olivier Faure dans son discours, affirmant que la gauche prouverait ainsi "qu'il est possible de désendetter le pays sans enfoncer les classes populaires et moyennes", et "que le désendettement ne peut signifier l'asphyxie de l'activité".
Le budget du PS devrait sans surprise rejeter la suppression de deux jours fériés proposée par M. Bayrou, et mettre en place une taxe Zucman, du nom de l'économiste français Gabriel Zucman. Elle vise à imposer à hauteur de 2% les contribuables dont le patrimoine dépasse 100 millions d'euros.
Pour le député Philippe Brun, qui sera l'un des orateurs lors de la présentation, avec notamment le chef des députés socialistes Boris Vallaud et le patron des sénateurs Patrick Kanner, il s'agit de détailler "la copie la plus crédible possible", avec "des recettes, de vraies économies et un grand plan de relance".
Une occasion aussi pour le parti à la rose de fustiger la politique économique du gouvernement et d'Emmanuel Macron depuis 8 ans, en soulignant que les déficits et la dette n'étaient pas la conséquence d'une hausse des dépenses mais d'une baisse des recettes.
AFP/VNA/CVN