>> Développer le secteur privé de la santé nécessite des politiques spécifiques
>> Santé privée : priorité à la qualité des soins plutôt qu’à la multiplication des établissements
>> Santé privée : du développement quantitatif à l’excellence des soins
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| Le système d’imagerie UCT 960, équipé de l’intelligence artificielle, a été mis en service à l’Hôpital général international de Hai Phong. |
| Photo : VNA/CVN |
Plusieurs établissements privés, dont l’Hôpital général Hông Ngoc, l’Hôpital général Phuong Dông et des hôpitaux de Dà Nang, ont déjà recours au crédit-bail pour financer l’achat de machines et d’équipements médicaux.
Selon Nguyên Khanh Phuong, directrice de l’Institut de stratégie et de politique de santé, le Vietnam comptait, en juin 2026, environ 450 hôpitaux privés et plus de 50.000 cliniques, mais les lits du secteur privé ne représentaient encore que 6% du total.
Le vieillissement rapide de la population, la hausse des besoins de santé et l’amélioration de la capacité financière des ménages devraient favoriser le développement du secteur et accroître ses besoins d’investissement dans les infrastructures, les technologies et les équipements médicaux. Plusieurs organismes de recherche prévoient que le marché vietnamien des équipements médicaux pourrait atteindre 2,5 à 4 milliards de dollars par an dans les années à venir et rester l’un des plus dynamiques de la région Asie-Pacifique. Un hôpital général de 200 à 300 lits doté d’équipements modernes peut nécessiter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de milliards de dôngs d’investissement.
Le crédit-bail est un mode de financement à moyen et long termes dans lequel une société spécialisée achète les équipements choisis par l’hôpital et les lui loue pendant une grande partie de leur durée d’utilisation. La capacité de ces équipements à générer des revenus réguliers sur plusieurs années fait du crédit-bail une solution de financement permettant aux hôpitaux de réduire la pression sur leur investissement initial.
Selon Pham Xuân Hoe, secrétaire général de l’Association vietnamienne du crédit-bail, plusieurs obstacles freinent encore le développement de ce mode de financement.
À l’heure actuelle, de nombreux établissements de santé privés rencontrent encore des difficultés en matière d’accès au foncier, de procédures d’investissement, de tarification des services médicaux, de remboursement par l’assurance maladie, de mécanismes de mobilisation des ressources privées, ainsi que de procédures d’appel d’offres et d’achat d’équipements. Ces difficultés affectent directement leur trésorerie et leur accès au financement, limitant par conséquent le développement du crédit-bail dans ce secteur.
Un autre obstacle tient à la préférence pour la propriété des actifs. Selon Pham Xuân Hoe, de nombreux dirigeants d’entreprises ou de cliniques souhaitent encore que les machines et équipements dans lesquels ils investissent leur appartiennent et soient enregistrés à leur nom. Or, le crédit-bail permet précisément aux entreprises d’exploiter et d’utiliser ces actifs pour générer des revenus sans nécessairement en être propriétaires dès le départ.
Pour développer le crédit-bail dans le secteur privé de la santé, l’Association vietnamienne du crédit-bail préconise notamment des mécanismes de financement préférentiels, des garanties et des incitations fiscales, ainsi qu’un meilleur accès aux capitaux à moyen et long termes, tout en appelant à poursuivre l’amélioration du cadre institutionnel conformément à la Résolution N°72-NQ/TW du Bureau politique.
VNA/CVN


