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Selon le Département municipal de l’agriculture et de l’environnement, Dà Nang dispose de plus de 203.000 hectares de terres agricoles, de 442 exploitations agricoles et d’élevage, ainsi que de 654 coopératives. La ville compte également 477 produits OCOP dont 19 sont déjà exportés et devraient générer des revenus supérieurs à 3,85 millions de dollars d’ici 2026.
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| La combinaison de l’agriculture, de la transformation des produits et de l’écotourisme ouvre de nouvelles perspectives de développement pour les zones montagneuses de Dà Nang. |
| Photo : VNA/CVN |
La superficie forestière et les terres destinées aux plantations dépassent les 744.000 hectares, dont plus de 688.000 hectares de forêts naturelles et de plantations. Ces ressources offrent des conditions favorables au développement de l’économie forestière et à la culture de plantes médicinales, bien que ce potentiel ne se traduise pas encore par des résultats économiques proportionnels.
Vu Thi Bich Hâu, directrice adjointe du Département de l’agriculture et de l’environnement, a souligné que le défi ne réside pas seulement dans l’augmentation de la production, mais aussi dans l’amélioration de la qualité et de la valeur ajoutée à chaque étape. Toutefois, la production dans les zones montagneuses reste fragmentée et le manque d’installations de transformation limite les revenus des agriculteurs.
Les producteurs sont également confrontés à des difficultés liées aux droits d’exploitation forestière et à l’utilisation des terres, ce qui décourage les plantations à cycle long. Par conséquent, les autorités jugent nécessaire de lever les obstacles institutionnels et d’améliorer les infrastructures, l’accès aux marchés ainsi que l’adoption de technologies numériques.
Plantes médicinales et écotourisme comme sources de revenus
La culture de plantes médicinales sous le couvert forestier, associée à l’élevage et à l’écotourisme, s’impose comme une alternative pour générer des revenus tout en contribuant à la préservation des forêts.
Dans la commune frontalière de Hung Son, les autorités privilégient la culture de plantes médicinales, les paiements pour services écosystémiques forestiers et les mécanismes de valorisation des forêts, y compris le potentiel des crédits carbone. La localité a réussi à cultiver expérimentalement du ginseng de Ngoc Linh et développe d’autres espèces à forte valeur ajoutée.
La commune prévoit également d’associer le festival « Khai nam ta on rung » - une cérémonie de remerciement à la forêt célébrée chaque début d'année par la communauté ethnique Co Tu - à des expériences touristiques et à des initiatives de conservation environnementale.
Dans la commune de Tây Giang, les autorités soulignent les résultats obtenus dans la culture de certaines plantes médicinales, mais réclament la mise en place de mécanismes spécifiques pour attirer les investissements, planifier les zones de culture, fournir une assistance technique et garantir la commercialisation des produits.
Bh’ling Mieng, directeur de la coopérative Lôc Troi (spécialisée dans les plantes médicinales et le tourisme), a expliqué que ces cultures nécessitent environ cinq ans pour donner une récolte. Pour maintenir des revenus durant cette période, la coopérative associe la production de plantes médicinales à l’élevage (bétail et volaille) et à l’écotourisme. Ce modèle contribue à réduire le défrichement par brûlis destiné à étendre les terres agricoles, tout en aidant à protéger les forêts et les ressources en eau.
Renforcement de la transformation et des infrastructures
Certaines initiatives permettent déjà de transformer les matières premières sur place afin d’en accroître la valeur ajoutée. Colâu Thai Ngoc, responsable du groupe coopératif de plantes médicinales Anh Duong à Tây Giang, a indiqué que son établissement produit entre 500 et 1.000 litres d’alcool médicinal par mois, générant des revenus d’au moins 30 millions de dôngs (1.157 dollars) et créant des emplois pour les habitants de la région.
Toutefois, des difficultés financières subsistent. Bh’ling Mieng a proposé de relever de 200 à 500 millions de dongs le plafond des prêts accordés par la Banque de politique sociale, de porter les délais de remboursement à cinq ans ou plus et d’appliquer des taux d’intérêt préférentiels.
Dans le secteur du tourisme, la coopérative Lôc Troi, bien que reconnue comme destination touristique, ne peut pas encore accueillir de visiteurs internationaux ; elle réclame la mise en place de mécanismes facilitant l’accès des touristes aux zones d’écotourisme situées en zone frontalière. Il est également nécessaire de renforcer les infrastructures routières de montagne, souvent endommagées par des glissements de terrain durant la saison des pluies.
Pour exploiter pleinement le potentiel agroforestier, Dà Nang doit organiser les zones de production en fonction des conditions écologiques, améliorer les systèmes de données, associer les entreprises et les scientifiques aux chaînes de valeur et adapter les crédits aux cycles culturaux. Quant à la transformation numérique, son impact doit être évalué au regard de la productivité, de la qualité, des coûts et des revenus.
La synergie entre agriculture, transformation et tourisme peut permettre de consolider les chaînes de valeur, d’élargir les débouchés et d’accroître les bénéfices pour les communautés, transformant ainsi l’économie agricole en un véritable moteur de développement durable.
VNA/CVN


