>> Vague de chaleur en Europe : les derniers développements
>> Canicule : plus de 100 millions d'Européens à plus de 35°C
>> Canicule : le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
>> Pays-Bas : alerte rouge inédite due à la chaleur
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| Un enfant se rafraîchit dans une fontaine à Belgrade, le 26 juin en Serbie, lors d'un épisode de canicule en Europe. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Des médecins britanniques et français ont prévenu que les hôpitaux peinaient à faire face à la chaleur et à l'afflux d'appels d'urgence.
L'Allemagne a battu vendredi 26 juin son record de température maximale avec 41,3°C à Sarrebruck (Ouest), à la frontière française.
Le Royaume-Uni a, quant à lui, établi un nouveau record de chaleur pour un mois de juin pour la troisième journée consécutive, avec 36,9°C. "J'ai juste envie de plonger mon visage dans un seau de glace !", lance Will Evans, 37 ans, propriétaire d'un stand de street food sur le marché de Whitecross Street, dans le centre de Londres.
Et la Suisse a connu la température la plus élevée jamais relevée sur son sol ce même mois, avec 38,8°C mesurés à Bâle (Nord), battant le précédent record de 38°C enregistré la veille.
Dans ce pays, la centrale nucléaire de Beznau a été mise à l'arrêt pour éviter un réchauffement excessif des eaux de la rivière qui refroidissent ses réacteurs. En France, la canicule a réduit la production du parc nucléaire de 8,7%.
Des centaines de morts en Espagne
Les autorités ont fait état de centaines de morts en Espagne et de bien d'autres dans le reste de l'Europe, parmi lesquels plusieurs enfants laissés dans des voitures surchauffées, comme ce bébé de 18 mois oublié par un de ses parents mardi à Marseille (Sud-Est de la France).
Selon les calculs de l'AFP, ce sont maintenant plus de 50 millions d'habitants de l'Allemagne et plus de 30 millions de la France métropolitaine qui vont être accablés par des températures de plus de 35°C. Au total, les maximales devraient dépasser les 30°C pour plus de 420 millions de personnes en Europe (hors Turquie), soit environ sept sur dix.
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L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a jugé "possible" vendredi 26 juin que cette vague de chaleur soit un phénomène inédit par son ampleur, même s'il est encore prématuré de l'affirmer.
Dans tous les cas, le changement climatique d'origine anthropique est "sans équivoque" responsable de ce phénomène, souligne de son côté le groupe de scientifiques du World Weather Attribution (WWA).
"L'habitude depuis 30 ou 40 ans était d'apporter une aide aux gens pour les protéger du froid (...) mais la situation a énormément changé", explique Barbara Breuer, la porte-parole d'un organisme caritatif de la municipalité de Berlin qui assure la distribution de kits spéciaux canicule aux sans-abri.
Dans ses locaux, Christian Bernardt, 52 ans, goûte au repos d'une pièce fraîche, d'un verre d'eau glacée. "La chaleur est épuisante", témoigne-t-il, "surtout quand il faut marcher dans la rue avec tous ses bagages, à errer d'une gare à l'autre".
Les hôpitaux britanniques "à bout de souffle"
Depuis minuit, une alerte rouge est en vigueur pour la première fois dans une grande partie des Pays-Bas, où la plupart des écoles ont fermé.
Dans les pays déjà affectés par la canicule depuis plusieurs jours à l'instar de la France et du Royaume-Uni, les hôpitaux commencent à être saturés, les cellules de crise sont activées et les décès comptabilisés: des personnes âgées, des malades chroniques, des enfants, des adolescents, des personnes à la rue. La chaleur tue, par noyade, hyperthermie, crise cardiaque...
Le système hospitalier britannique (NHS) est pour sa part "à bout de souffle", a constaté la Dr Hilary Williams, la vice-présidente du Royal College of Surgeons.
En France, le chef des urgences de l'hôpital Georges-Pompidou, l'un des principaux hôpitaux parisiens, a décrit une situation "extrêmement grave" avec des "couloirs pleins" de patients "plutôt âgés" mais aussi "de 50-60 ans", présentant "des hyperthermies très fortes". Le ministère français de la Santé s'est dit "préoccupé" par des "décès à domicile".
Près de Paris, des élèves ont passé leur oral de français du bac dans un parking souterrain.
Et les annulations d'événements tombent en cascade : le semi-marathon de Hambourg, le festival de techno hardcore Defqon, la Marche des fiertés et le festival de musique Solidays à Paris ou encore la reconstitution de la bataille de Waterloo en Belgique.
En Italie, 18 villes parmi lesquelles Rome et Milan sont en alerte rouge et la canicule n'affecte pas que les humains.
Dans le delta du Pô, dans le Nord-Est, les lagunes sont en surchauffe.
"Des macroalgues se forment, il y a une forte mortalité de palourdes", déplore Paolo Mancin, le président de la coopérative des pêcheurs de la petite ville de Scardovari, les pieds une eau à 31°C.
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| Matthias Huss, glaciologue et chef du réseau de surveillance des glaciers en Suisse (Glamos). |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
En Suisse, le chef des services de surveillance des glaciers, Matthias Huss, tout juste redescendu d'une inspection sur le Glacier du Rhône, a dit à l'AFP avoir constaté "une fonte d'environ un mètre en hauteur (...) en seulement dix jours".
L'arrivée de la vague de chaleur dans l'est de l'Europe se traduit par une alerte rouge en République tchèque pour samedi 27 juin et dimanche 28 juin.
Le zoo de Varsovie a annoncé "mettre à la disposition des animaux des arroseurs, des bassins, des étangs et des bains de boue".
À Bratislava, la capitale slovaque, "des camions-citernes d'eau potable" sont installés, tandis que la Hongrie voisine se prépare à faire face au niveau d'alerte maximal samedi 27 juin, avec 38 à 40°C attendus.
Et l'intégralité de la côte adriatique croate est déjà en alerte rouge vendredi 26 juin.
AFP/VNA/CVN






