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| Dans une usine de fabrication automobile à Rayong, en Thaïlande. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
Cité par les médias locaux, l'expert a déclaré que les économistes définissent généralement la déflation technique comme une baisse durable des prix pendant plus de six mois.
Il attribue cette situation principalement à la baisse des coûts de production, notamment au prix plus bas des carburants et à la faiblesse persistante des prix agricoles.
Il a toutefois noté que l'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et les produits frais, reste positive, ce qui suggère que le pouvoir d'achat sous-jacent n'a pas encore atteint un niveau critique.
Selon Thanavath Phonvichai, la principale particularité de la situation actuelle est que le PIB thaïlandais continue de croître, même si son rythme est inférieur à son potentiel. En théorie, la déflation devient dangereuse lorsqu'elle coïncide avec une croissance négative du PIB, créant une ''spirale déflationniste'' où les consommateurs reportent leurs achats en prévision de prix plus bas, les entreprises subissent des pertes de revenus, suppriment des emplois et l'économie s'enfonce dans une récession plus profonde.
Selon lui, le signal macroéconomique le plus inquiétant n'est pas le chiffre négatif de l'inflation en lui-même, mais la période prolongée de faible croissance en Thaïlande.
Si le gouvernement et la banque centrale ne parviennent pas à harmoniser leurs politiques budgétaires et monétaires pour ramener l'inflation dans sa fourchette cible, la Thaïlande risque de s'enliser dans une spirale de pauvreté et de stagnation économique à long terme.
Il a expliqué que l'économie croît actuellement dans un contexte de baisse des coûts et de forte concurrence, ce qui empêche les entreprises de répercuter les coûts, ou les profits excédentaires, sur les consommateurs en raison d'une concurrence féroce et d'un pouvoir d'achat fragile.
Thanavath Phonvichai prévoit que l'inflation globale en 2026 redeviendra positive, aux alentours de 0,5%, soutenue par un rebond des prix agricoles. En effet, les agriculteurs réduisent leurs semis lorsque les prix sont trop bas, ce qui diminue l'offre et permet aux prix de se redresser.
Concernant l'indice des prix à la production (IPP), il a indiqué que les tendances inflationnistes demeurent un indicateur avancé important, avec deux principales pressions à la baisse. Il s'agit notamment de la surabondance de l'offre liée aux répercussions de la guerre commerciale, qui entraîne un déversement de biens et de matières premières sur les marchés mondiaux et régionaux, y compris en Thaïlande, ce qui fait baisser les prix des intrants et des produits semi-finis importés.
Le contrôle des prix de l'énergie, par le biais de mesures gouvernementales visant à plafonner les coûts de l'énergie et de l'électricité, contribue à prévenir une flambée des coûts de production industrielle, même en période de forte volatilité des cours mondiaux du pétrole.
Il a ajouté que l'IPP devrait rester négatif au premier trimestre, avant de repasser en territoire positif au second semestre, à mesure que l'économie mondiale s'adapte mieux aux conditions de la guerre commerciale et que les commandes à l'exportation commencent à se stabiliser.
VNA/CVN




