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| Le président français Emmanuel Macron. |
| Photo : IRNA/VNA/CVN |
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Macron a rappelé que la France était favorable au commerce international, tout en estimant que l'accord UE - Mercosur constituait "un accord d'un autre âge, négocié depuis trop longtemps sur des bases trop anciennes".
Il a souligné que, si la diversification commerciale est nécessaire, les gains économiques attendus de cet accord resteraient limités pour la croissance française et européenne, évoquant des estimations de la Commission européenne selon lesquelles l'accord n'apporterait qu'un gain d'environ 0,05% du PIB de l'UE à l'horizon 2040.
De tels gains, a-t-il ajouté, ne justifient pas "d'exposer des filières agricoles sensibles et essentielles à notre souveraineté alimentaire".
Il a rappelé que, depuis l'annonce de la conclusion des négociations en décembre 2024, la France s'était mobilisée en faveur d'un accord plus juste afin de protéger ses agriculteurs, ajoutant que plusieurs demandes françaises avaient donné lieu à des avancées concrètes prises en compte par la Commission européenne.
Malgré ces progrès, le président français a estimé qu'"un rejet politique unanime de l'accord" devait être constaté. "Dans ce contexte, la France votera contre la signature de l'accord", a-t-il déclaré.
Lancé il y a plus de vingt ans, l'accord de libre-échange Mercosur - UE a fait l'objet d'un accord de principe en 2019, avant que les négociations ne soient finalisées en 2024. Sur le plan procédural, son adoption requiert l'approbation des gouvernements des Etats membres de l'UE à la majorité qualifiée, soit au moins 15 pays représentant 65% de la population de l'Union.
Xinhua/VNA/CVN



