>> L'or atteint un nouveau record à 4.383,76 dollars l'once
>> Wall Street termine orientée à la baisse
>> Les responsables de la Fed restent divisés sur la marche à suivre pour 2026
![]() |
| Un écran dans la Bourse de Londres. |
| Photo d’archives : AFP/VNA/CVN |
À Wall Street, le Dow Jones a gagné 0,55%, l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 0,44% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (+0,01%).
En Europe, les Bourses ont conclu leur séance du jour sans élan : Paris (+0,12%) et Milan (+0,25%) ont réussi à grappiller quelques points, mais Londres (-0,04%) et Francfort (+0,02%) ont terminé stables.
Seul secteur véritablement en mouvement jeudi 8 janvier, la défense est toujours portée par les tensions géopolitiques qui se multiplient à travers le monde, et par la dernière déclaration de Donald Trump sur le sujet: le président américain a jugé mercredi 7 janvier que le budget de défense des États-Unis devrait être augmenté de 50%.
"Après de longues et difficiles négociations avec des sénateurs, des élus, des ministres et d'autres responsables politiques, j'ai déterminé que, pour le bien de notre pays, surtout en cette période très agitée et dangereuse, notre budget militaire pour l'année 2027 devrait être de 1.500 milliards de dollars, et non pas de 1.000 milliards de dollars", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
"Depuis le début de l'année, de nouveaux sujets géopolitiques sont venus se greffer" aux conflits déjà actifs en 2025, note auprès de l'AFP Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France. Cela "entraîne une hausse des valeurs de la défense", poursuit-il.
Aux États-Unis, Northrop Grumman a pris 2,39%, Lockheed Martin 4,34% et General Dynamics a avancé de 1,68%.
En Europe, Rheinmetall a conclu la séance en hausse de 1,42%, Saab de 2,35%, tandis que BAE Systems a grimpé de 5,04% et Renk de 2,94%.
L'emploi guidera la Fed
"Les investisseurs auront droit demain (vendredi, ndlr) à une journée bien remplie en données économiques, avec en tête d'affiche les chiffres de l'emploi" du mois dernier, prévient Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Selon lui, le marché "attend des chiffres positifs (...) tout en espérant que ces données ne soient pas trop robustes".
En 2025, la banque centrale américaine (Fed) avait procédé à trois baisses de taux consécutives pour soutenir un marché du travail atone.
La vision d'un marché de l'emploi en forme pourrait donc réduire les attentes sur de nouvelles détentes monétaires pour la première économie mondiale cette année.
Des taux bas sont généralement perçus positivement par Wall Street, qui y voit la possibilité de bénéfices en hausse pour les entreprises.
Dans ce contexte, vers 21h45 GMT, sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à dix ans se tendait, à 4,17% contre 4,15% à la clôture la veille.
L'indicateur de référence en Europe, le rendement allemand à dix ans, grimpait à 2,86%, contre 2,81% la veille.
La devise américaine prenait 0,12% à l'euro, à 1,1661 dollar pour un euro.
Les marchés se préparent aussi à entrer dans une nouvelle saison de résultats trimestriels. Côté américain, les grandes banques seront les premières à publier leurs performances financières à partir de la semaine prochaine.
Le pétrole en hausse
Les prix du pétrole ont pris de la vitesse jeudi 8 janvier, alors que les opérateurs s'attendent à ce que l'exploitation par les États-Unis des gigantesques réserves d'hydrocarbures au Venezuela prenne plusieurs années.
Le baril de Brent de la mer du Nord a pris 3,39% à 61,99 dollars et son équivalent américain, le baril de WTI a gagné 3,16% à 57,76 dollars.
AFP/VNA/CVN



