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| L’équipe médicale réalisant une transplantation multi-organes en "domino" à l’hôpital Viêt Duc à Hanoï, le 13 mars 2026. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon l’Administration des services médicaux, relevant du ministère de la Santé, le pays compte désormais 34 centres de transplantation capables de réaliser des greffes de cœur, de foie, de poumon, de rein et de cornée. Au-delà des interventions sur un organe unique, le Vietnam maîtrise également les techniques de transplantation multi-organes et de transplantation en "domino".
Le Dr Hà Anh Duc, directeur de l’administration, a déclaré que la capacité du pays à réaliser ces interventions a atteint un niveau comparable à celui des plus grands centres de transplantation au monde.
La transplantation multi-organes consiste à greffer simultanément au moins deux organes chez un même patient, une lourde intervention réservée aux indications cliniques strictes.
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| La réalisation réussie de la transplantation hépatique en "domino" à l’hôpital Viêt Duc marque une première au Vietnam et constitue une avancée importante dans le domaine de la transplantation d’organes dans le pays. |
| Photo : VNA/CVN |
Bien plus complexe qu’une greffe unique, elle exige une rigueur extrême à chaque étape : de la sélection drastique des receveurs à l’évaluation minutieuse des greffons, en passant par une logistique chirurgicale de haute précision et un suivi postopératoire ultra-vigilant pour parer à la moindre complication.
La transplantation en "domino" permet d’attribuer l’organe d’un receveur à un autre patient, une technique médicale qui demeure toutefois encadrée par des critères professionnels rigoureux.
Le succès de ces interventions ne dépend pas uniquement du geste chirurgical. Il repose sur une synergie parfaite entre plusieurs équipes, sur l’efficacité du système d’attribution des organes et sur une gestion rigoureuse des situations complexes.
Cette dynamique illustre la formidable évolution de la transplantation, une spécialité qui intègre désormais des thérapies de pointe et exige des professionnels un niveau d’excellence toujours plus élevé.
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| Cette réussite témoigne de l’expertise des chirurgiens vietnamiens et des progrès de la médecine nationale en matière de transplantation d’organes. Photo : VNA/CVN |
Au cœur du développement de cette spécialité, la transplantation hépatique s’impose comme l’un des domaines les plus exigeants, tant sur le plan technique qu’organisationnel.
Un ouvrage de recherche intitulé "Application, développement et transfert réussi de techniques de transplantation hépatique, contribuant à rehausser le prestige de la spécialité de la transplantation d’organes au Vietnam" met en lumière l’intégration, l’évolution et la transmission à grande échelle de protocoles chirurgicaux de pointe.
Il s’agit d’un domaine d’une importance capitale, tant pour offrir un recours thérapeutique vital aux patients atteints de pathologies hépatiques graves que pour propulser l’ensemble de la filière de transplantation nationale vers de nouveaux sommets.
Sa nomination au Prix Hô Chi Minh place désormais ses travaux sous le feu d’une évaluation rigoureuse, où seront minutieusement examinés leur valeur scientifique et technologique ainsi que leur impact pratique sur le terrain.
Pour prétendre au prestigieux Prix Hô Chi Minh, un projet d’application technologique doit désormais répondre aux exigences strictes de l’article 10 du décret gouvernemental n°18/2024.
L’innovation candidate doit obligatoirement se distinguer par son caractère exceptionnel et sa très haute valeur technologique, tout en ayant apporté une contribution majeure à la cause révolutionnaire. De plus, elle doit exercer une influence vaste et durable sur le quotidien des populations et participer de manière significative tant au développement socio-économique du pays qu’au progrès scientifique et technologique.
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| La technique domino revêt une portée profondément humaine : elle optimise les greffons issus d’un donneur en état de mort cérébrale et offre ainsi une chance de survie à plusieurs patients en phase terminale d’insuffisance d’organe. |
| Photo : VNA/CVN |
Ces critères démontrent que le Prix Hô Chi Minh ne se limite pas à récompenser une prouesse technique mais couronne également la créativité, l’utilité concrète et les contributions dont la portée durable des œuvres récompensées.
En matière de transplantation hépatique, toute innovation - qu’elle découle de la recherche, d’évolutions techniques ou de transferts de technologies - se doit d’être rigoureusement évaluée. Cette validation repose impérativement sur un dossier scientifique solide, des preuves d’efficacité concrètes sur le terrain et des contributions tangibles à la discipline.
Si la discipline a franchi un cap majeur en passant de la greffe d’un organe unique aux transplantations "en domino" pour traiter les cas les plus complexes, ces progrès ne dépendent pas d’une initiative isolée. Ils s’inscrivent dans une dynamique collective et sont le fruit du travail de nombreux centres médicaux vietnamiens ; ils ne sauraient donc être attribués exclusivement au projet de transplantation hépatique mentionné.
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| Le Dr. Hà Anh Duc, directeur de l’Administration des services médicaux, relevant du ministère de la Santé. |
| Photo : VNA/CVN |
Le développement de cette spécialité souligne également la nécessité de renforcer la chaîne du don, du prélèvement, de la coordination et de la transplantation d’organes afin de garantir garantir l’excellence des soins et préserver l’intérêt des patients.
Des avancées concrètes en transplantation aux recherches en lice pour les grands prix scientifiques nationaux, la science et la technologie jouent un rôle croissant dans le renforcement des capacités de la médecine vietnamienne.
VNA/CVN






