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| La première greffe de pénis provenant d’un donneur en état de mort cérébrale au Vietnam. |
| Photo : VNA/CVN |
L’Hôpital d’amitié Viêt Duc à Hanoï a annoncé, mercredi 29 juillet, avoir réalisé avec succès la première greffe de pénis provenant d’un donneur en état de mort cérébrale au Vietnam. Cette réussite marque une nouvelle avancée de la chirurgie vietnamienne dans le domaine des greffes de tissus composites complexes, confirmant la capacité des équipes médicales nationales à maîtriser des techniques de transplantation de haute technologie et illustrant les progrès constants du système de transplantation d’organes du pays.
Le receveur est un homme de 43 ans qui avait subi une amputation partielle du pénis au Centre d’andrologie de cet hôpital. Après quatre années de traitement, son état de santé s’était stabilisé, mais la longueur résiduelle de l’organe demeurait insuffisante, entraînant d’importantes difficultés dans sa vie sexuelle ainsi qu’un lourd impact psychologique et une dégradation de sa qualité de vie, bien que la fonction urinaire ait été préservée.
Souhaitant retrouver une anatomie et des fonctions aussi proches que possible de la normale, le patient a fait l’objet d’une évaluation multidisciplinaire approfondie. Les spécialistes ont examiné les aspects chirurgicaux, immunologiques, psychologiques et éthiques avant de conclure qu’il remplissait l’ensemble des critères permettant d’envisager cette transplantation.
Une intervention d’une extrême complexité
Selon le professeur associé et docteur Nguyên Quang, directeur du Centre d’andrologie de l’Hôpital d’amitié Viêt Duc, cette intervention représente un défi technique majeur. Les chirurgiens ont dû reconstruire simultanément l’urètre, le tissu spongieux et les corps caverneux, tout en réalisant, sous microscope, la suture de très fines artères, veines et fibres nerveuses.
Parallèlement à l’intervention chirurgicale, l’équipe médicale a appliqué l’ensemble des protocoles modernes de transplantation de tissus et d’organes, comprenant l’évaluation de la compatibilité immunologique, la conservation du greffon, le traitement immunosuppresseur destiné à prévenir le rejet ainsi que la surveillance de la vascularisation après l’opération.
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| Pour l’Hôpital d’amitié Viêt Duc, cette première réussite constitue une base importante pour poursuivre le développement des techniques de greffe de tissus composites complexes. |
| Photo : VNA/CVN |
La réussite de cette greffe est le fruit d’une coopération étroite entre plusieurs spécialités, notamment la transplantation d’organes, l’andrologie, la microchirurgie, l’anesthésie-réanimation, l’immunologie et les soins infirmiers. L’objectif ne consiste pas uniquement à assurer la survie du greffon, mais également à restaurer progressivement les fonctions urinaires, la sensibilité et la capacité érectile.
Une avancée médicale porteuse d’espoir
Cette intervention ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients ayant perdu leur pénis à la suite d’un cancer, d’un traumatisme ou d’un accident, tout en confirmant les compétences acquises par la médecine vietnamienne dans le domaine particulièrement complexe des greffes de tissus composites.
Le professeur associé et docteur Duong Duc Hung, directeur de l’Hôpital d’amitié Viêt Duc, a rappelé que, selon les publications scientifiques internationales, seules cinq greffes de pénis avaient été rapportées dans le monde jusqu’à présent, la plus récente ayant été publiée en 2018. En raison du caractère inédit de cette intervention au Vietnam, les équipes médicales ont consacré plusieurs mois à la préparation du protocole, à l’étude des expériences internationales et à la coordination entre les différentes spécialités concernées.
À ce jour, l’évolution postopératoire du patient est jugée très satisfaisante. Il est pleinement conscient, son état général est stable et l’ensemble de ses paramètres vitaux demeure dans les limites normales. La cicatrisation évolue favorablement, sans complication précoce significative observée. Les médecins assurent une surveillance étroite de la fonction urinaire, tandis que le patient répond favorablement au traitement immunosuppresseur et aux soins postopératoires.
Pour l’Hôpital d’amitié Viêt Duc, cette première réussite constitue une base importante pour poursuivre le développement des techniques de greffe de tissus composites complexes, améliorer la qualité des traitements proposés et offrir de nouvelles possibilités de reconstruction fonctionnelle à des patients atteints de lésions particulièrement graves, pour lesquelles les solutions thérapeutiques restaient jusqu’à présent très limitées.
VNA/CVN



