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| Du 27 octobre au 1er novembre, le Centre national du cinéma à Hanoï accueillera la "Semaine du cinéma italien au Vietnam 2026". |
| Photo : BTC/CVN |
Entre drames psychologiques, chroniques sportives et fresques intimes, ces longs-métrages - La Grazia (Grâce), Il Maestro (Le Maître du tennis), Primavera (Printemps), Gioia Mia (Mon Bien-aimé), Le Città di Pianura (Le Dernier Verre) et Diamanti (Diamants) - dressent un portrait nuancé et multiforme de la société italienne actuelle.
Le pouvoir et l’intime s’entremêlent magnifiquement dans La Grazia (La Grâce) de Paolo Sorrentino, où un Toni Servillo magistral incarne un président fictif face à de lourds dilemmes moraux lors de ses derniers mois de mandat, entre ironie et poésie.
Sur un ton plus léger mais tout aussi profond, Il Maestro (Le Maître du tennis) d’Andrea Di Stefano offre un récit d’apprentissage mélancolique dans l’Italie des années 1980. Pierfrancesco Favino y campe un coach de tennis bipolaire qui prend sous son aile un jeune prodige étouffé par les ambitions de son père.
La transmission et la sororité guident le reste de la sélection. Avec Gioia Mia (Mon Bien-aimé), Margherita Spampinato signe une tendre chronique estivale sicilienne, confrontant un jeune citadin hyperconnecté aux traditions de sa grand-tante dévote.
De son côté, le célèbre Ferzan Özpetek célèbre la solidarité féminine dans Diamanti (Diamants), un drame choral chatoyant qui réunit un casting d’actrices exceptionnelles dans un atelier de costumes de cinéma romain des années 1970.
Enfin, la nostalgie et l’absurde se rencontrent dans Le Città di Pianura (Le Dernier Verre) de Francesco Sossai. Ce road-movie nocturne et éthylique suit deux quinquagénaires fauchés en Vénétie, dont la quête d’un ultime verre bouscule les certitudes d’un étudiant naïf. Le film Primavera (Printemps) complète ce panorama en explorant, lui aussi, les tiraillements de l’époque postmoderne avec la sensibilité propre aux nouveaux visages de la mise en scène transalpine.
Selon les organisateurs, cette édition reste fidèle à sa tradition de partage et de rapprochement culturel par le septième art. L’affiche réunit des cinéastes aux trajectoires variées. Si certains figurent parmi les jeunes talents prometteurs, d’autres sont des réalisateurs chevronnés forts de plusieurs décennies d’expérience. Leurs parcours varient tout autant, certains ayant initié leur voyage artistique par les arts de la scène, l’opéra ou la comédie
Issus d’horizons créatifs variés, ces films posent un regard pluriel sur la société italienne et ses habitants. Ils se font l'écho des préoccupations de l’ère postmoderne, tout en explorant les valeurs fondamentales qui définissent l'humanité dans un monde en pleine mutation.
Les billets sont disponibles gratuitement à la Casa Italia (située au 18, rue Lê Phung Hiêu, à Hanoï) à partir du 20 octobre. Toutes les projections débuteront à 19h30 au Centre national du cinéma. Pour chaque film, les spectateurs pourront réserver jusqu’à deux billets maximum par personne. Les détenteurs de tickets sont invités à se présenter au cinéma avant 19h15 afin de garantir le bon déroulement des séances.
Toutes les précisions concernant la programmation et les modalités de distribution des places seront régulièrement diffusées sur la page Facebook officielle de la Semaine du film italien au Vietnam.
VNA/CVN



