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Pour sa première exposition personnelle au Vietnam, l’artiste japonais dévoile deux œuvres qui explorent le mouvement, la lumière, la couleur et la transformation des objets dans l’espace.
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| L'exposition d'installation japonaise « Spinning Ghost Colors » se tient du 9 octobre au 6 décembre. |
| Photo : BTC/CVN |
Dans sa première installation, il investit les lieux avec des centaines de cerceaux en plastique multicolores, véritable signature de la démarche de Kito Kengo. Reliés les uns aux autres, ces objets du quotidien se déploient en continu de la galerie jusqu’à la cour. Dans ce jeu d’assemblage, les petits cercles fusionnent pour donner naissance à des structures monumentales, offrant ainsi un regard totalement inédit sur un espace pourtant familier.
La seconde œuvre s’enracine directement dans les recherches de terrain menées par l’artiste à Hanoi. En arpentant ses rues animées et ses marchés locaux, Kito Kengo s’est laissé captiver par la magie des lanternes rotatives traditionnelles. De cette immersion est née une création inédite : un jeu subtil associant lanternes, filtres colorés et miroirs, conçu pour générer des vagues continues de lumière en mouvement, des reflets changeants et de saisissantes images rémanentes.
Sous l’effet des jeux d’ombre et de lumière, la silhouette familière de la lanterne s’efface doucement. Les objets du quotidien se transforment alors en de véritables tableaux vivants : la couleur et la clarté y rayonnent sans trêve, glissant et se retirant continuellement à la surface des choses.
Né en 1977 dans la préfecture d’Aichi, Kito Kengo façonne son regard artistique entre l’Université des arts de Nagoya et celle de Kyoto, où il obtient son master. Son parcours s’internationalise ensuite au fil d’un riche parcours nomade qui le mène de New York à Berlin. Fort de ces expériences cosmopolites, il est aujourd’hui de retour au Japon, où il déploie et enrichit sa pratique de l’art contemporain.
Son parcours artistique s’illustre dans les plus grandes institutions japonaises, du Mori Art Museum au Centre national d’art de Tokyo, en passant par les musées nationaux d’art d’Osaka et de Kyoto (KYOCERA Museum of Art). Sa renommée dépasse d’ailleurs les frontières de l’archipel, ses œuvres ayant été exposées aux États-Unis, en Allemagne ainsi qu’en Italie.
Déjà présent dans de nombreuses collections publiques au Japon, l’artiste voit ici sa démarche créative entrer en résonance avec l’identité de Hanoi, à travers une exposition qui détourne l’imagerie et les matériaux de la vie quotidienne locale.
VNA/CVN



