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| Des supporters défilent dans les rues de Mexico afin d’encourager la sélection mexicaine et de promouvoir la Coupe du monde 2026. |
| Photo : Phuong Lan/VNA/CVN |
La Coupe du monde 2026 ne constitue pas seulement la plus grande fête du football de la planète ; elle représente également une immense scène culturelle où chaque nation se présente au monde à travers ses couleurs nationales, ses chants, sa mémoire collective, son identité, ses médias et sa capacité d’organisation.
Au-delà des terrains de football, une leçon plus large se dessine pour le Vietnam : si la culture veut devenir une véritable source de puissance douce, il faut savoir transformer la fierté nationale en produits créatifs, l’émotion collective en levier de développement et chaque événement sportif, culturel ou touristique en occasion de promouvoir l’image du pays.
La Coupe du monde, scène des identités et des émotions nationales
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| Le football est un langage universel. |
| Photo : VNA/CVN |
Tous les quatre ans, la Coupe du monde rappelle une vérité simple : le football ne se résume ni aux buts, ni aux tactiques, ni aux trophées. Il est aussi un langage universel. Des peuples qui ne partagent ni la même langue, ni la même histoire, ni la même couleur de peau peuvent pourtant vibrer ensemble devant un but décisif, s’incliner dans le silence face à une défaite ou se donner la main lorsque l’émotion transcende toutes les frontières.
La Coupe du monde 2026 revêt une dimension particulière : pour la première fois, elle est organisée conjointement par trois pays hôtes - les États-Unis, le Canada et le Mexique. Avec 48 équipes, 104 matchs et 16 villes hôtes, elle s’annonce comme la plus grande édition de l’histoire. Au-delà de l’ampleur sportive, elle constitue une démonstration à grande échelle du savoir-faire en matière d’organisation d’événements, de communication, de tourisme, de technologie, de commerce et de culture populaire.
Mais les chiffres ne parlent pas suffisamment. Ce qui fait la force d’attraction durable de la Coupe du monde n’est pas seulement le trophée, mais aussi les récits culturels que chaque sélection apporte avec elle.
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| À travers le football, le Vietnam véhicule l'image d’un pays jeune, dynamique et enthousiaste. |
| Photo : VNA/CVN |
Le Brésil n’offre pas seulement un football technique, créatif et flamboyant ; il fait aussi rayonner les rythmes de la samba et l’esprit de fête qui caractérisent son identité. L’Argentine ne se résume pas à ses joueurs d’exception : elle porte également le tango, la fierté sud-américaine et l’âme de ces quartiers où le football fait partie du quotidien. Quant au Japon, il se distingue non seulement par sa rigueur tactique, mais aussi par l’image de ses supporters ramassant les déchets après les matchs.
À la Coupe du monde, chaque nation entre en scène à travers de multiples facettes de son identité. Les drapeaux dans les tribunes en sont une expression. L’hymne national avant le coup d’envoi en est une autre. Les tenues des supporters, les chants d’encouragement, mais aussi la manière de célébrer une victoire ou d’accepter une défaite en font également partie.
Leçon pour le Vietnam : développer les industries culturelles
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| Des supporters vietnamiens sont toujours aux côtés des sélections nationales. |
| Photo : VNA/CVN |
Même si l’équipe nationale masculine du Vietnam n’a pas encore participé à une phase finale de la Coupe du monde, le pays ne reste pas à l’écart de l’événement.
Les Vietnamiens entretiennent avec le football une relation particulière. Le pays a connu des nuits où des foules immenses sont descendues dans les rues pour célébrer les victoires des équipes vietnamiennes avec l’image du drapeau rouge à étoile jaune présent partout.
À travers le football, c’est souvent l’image d’un Vietnam jeune, uni, enthousiaste, fier et tourné vers l’avenir qui s’exprime. Il ne s’agit pas seulement d’une passion sportive : c’est une véritable énergie culturelle.
C’est précisément à travers le football que l’on mesure toute la force des symboles. Un maillot peut rassembler des millions de personnes. Un chant de supporters peut devenir le souvenir d’une génération. Un but peut se transformer en récit inspirant. Et un match marqué par la détermination, le fair-play et la résilience peut nourrir la confiance collective. Le football montre ainsi qu’au-delà de la performance sportive, ce sont souvent les symboles, les émotions et les récits partagés qui créent les liens les plus durables au sein d’une société.
La Coupe du monde 2026 offre au Vietnam une leçon très concrète : à l’ère contemporaine, la valeur d’un événement ne réside pas tant dans l’événement lui-même que dans tout l’écosystème culturel, médiatique, économique et créatif qu’il est capable de mobiliser et de faire vivre autour de lui.
Vân Anh/CVN






