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| Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm. |
| Photo : VNA/CVN |
La démocratie et le bonheur de la population s’affirment ainsi comme les critères essentiels de l’efficacité de l’administration locale et de la solidité du système politique.
À l’heure où le Vietnam s’engage dans une nouvelle phase de développement, la construction du modèle de commune et de quartier socialistes apparaît comme l’une des orientations stratégiques majeures visant à renforcer la gouvernance locale et à répondre plus efficacement aux attentes de la population. Au-delà des objectifs économiques traditionnels, cette démarche place l’être humain au cœur des politiques publiques et entend faire de la satisfaction des citoyens le principal indicateur du progrès social.
Cette vision a été clairement exprimée par le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm, qui a souligné que la construction des communes et quartiers socialistes devait permettre d’évaluer concrètement les conditions de vie de la population : accès à l’éducation, qualité des soins de santé, sécurité de l’environnement de vie et efficacité des services publics. Selon lui, le socialisme ne peut être appréhendé à travers les seuls indicateurs macroéconomiques ; il doit se traduire par des bénéfices tangibles et perceptibles dans la vie quotidienne des citoyens.
Cette approche marque une évolution importante dans la conception du développement. Alors que les performances économiques étaient longtemps évaluées principalement à travers le produit intérieur brut ou les taux de croissance, l’attention se porte désormais davantage sur la capacité des institutions à répondre aux besoins réels de la population, à garantir l’équité sociale et à renforcer la confiance des citoyens envers les autorités publiques.
Pour les chercheurs et spécialistes de la gouvernance, la caractéristique fondamentale des communes et quartiers socialistes réside dans la concrétisation du principe selon lequel le peuple est le véritable maître du processus de développement. Selon le professeur associé et docteur Doan Minh Huân, directeur de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh, l’administration locale ne doit pas seulement remplir une fonction de gestion, mais également devenir une institution de service, garantissant aux citoyens le droit de participer, de contrôler et de bénéficier des politiques qui concernent directement leur communauté.
Dans cette perspective, plusieurs experts préconisent de dépasser la simple consultation populaire pour évoluer vers une logique de "co-construction" des politiques publiques. Cette approche vise à associer les citoyens dès l’identification des problèmes et l’élaboration des solutions, plutôt qu’au seul stade des consultations formelles. Une telle participation permettrait non seulement d’améliorer la pertinence des politiques, mais aussi de consolider la confiance sociale, considérée comme l’un des capitaux les plus précieux d’un État moderne.
Le lieutenant-colonel et docteur Pham Van Long, enseignant à l’École des officiers politiques du ministère de la Défense, estime que l’objectif essentiel du modèle réside dans la création d’un système de gouvernance locale moderne, efficace et orienté vers le service des citoyens. Selon lui, la démocratie réelle ne peut se limiter à l’existence de procédures administratives ou de dispositions juridiques ; elle doit se traduire par une participation effective de la population à la gestion des affaires publiques locales.
Parallèlement à la démocratie, le bonheur de la population s’impose progressivement comme un critère central de l’évaluation du développement. Le dirigeant vietnamien a ainsi affirmé que le respect et la protection des droits de l’homme, des droits des citoyens, ainsi que le bonheur et la satisfaction de la population, devaient constituer à la fois l’objectif suprême et le principal indicateur de réussite.
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| Un coin de Hanoï. |
| Photo : VNA/CVN |
Cette orientation traduit une conception renouvelée du développement, fondée sur la qualité de vie plutôt que sur la seule accumulation de richesses matérielles. Les spécialistes soulignent que toutes les politiques publiques, qu’elles concernent l’urbanisme, les transports, l’éducation, la santé ou la protection de l’environnement, doivent être appréciées à l’aune de leur impact sur le bien-être des habitants, notamment des générations futures et des groupes les plus vulnérables.
Le Professeur, Docteur Nguyên Quôc Suu, de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh, considère que la construction des communes et quartiers socialistes vise précisément à transformer l’idéal socialiste en qualité de vie concrète. Selon lui, le bonheur représente la véritable mesure du développement. Il souligne qu’aucune croissance économique durable ne peut être obtenue au détriment de l’environnement ou de la cohésion sociale.
Dans le même esprit, le Professeur associé Nguyên Binh Minh, de l’Institut des technologies et de l’économie numérique de l’Université des sciences et technologies de Hanoï, insiste sur la nécessité de garantir pour tous un accès équitable aux services publics, à l’éducation, aux soins de santé, à la protection sociale et aux opportunités offertes par la transformation numérique. Les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les ménages défavorisés, les enfants, les travailleurs informels et les résidents temporaires doivent, selon lui, bénéficier d’une attention prioritaire.
Les chercheurs s’accordent à considérer que la confiance sociale se renforce lorsque les citoyens se sentent écoutés, respectés et bénéficient équitablement de services publics de qualité. La démocratie prend alors une dimension concrète à travers la participation à l’élaboration et au contrôle des politiques publiques, tandis que le bonheur se manifeste par l’amélioration des conditions de vie, le renforcement de la protection sociale, la progression des revenus et la réduction du chômage.
Il s’agit également du fondement le plus solide garantissant la stabilité de l’ensemble du système politique.
Lorsque chaque commune et chaque quartier devient un lieu agréable à vivre, où les droits des citoyens à participer à la gestion des affaires publiques sont pleinement respectés et où le bien-être de la population constitue l’objectif suprême, alors nous aurons posé les fondations les plus solides sur la voie de l’édification du socialisme au Vietnam.
VNA/CVN



