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| Le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, lance les épreuves de philosophie du bac, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), le 15 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Après l'épreuve de français jeudi 11 juin et, pour la première fois, celle de mathématiques vendredi 12 juin pour les élèves de première, 386.312 élèves de terminale pour le bac général et 146.687 pour le bac technologique ont commencé à plancher à 08h00 sur un des trois sujets de philosophie (deux dissertations et un commentaire de texte). Ils ont jusqu'à midi pour rendre leur copie.
À une demi-heure de l'épreuve, Jack Lalloum, 19 ans, se disait "plutôt serein" : "Avec le contrôle continu que j'ai bien géré, c'est plutôt détente", affirmait-il devant les portes du lycée Louis Armand, à Nogent-sur-Marne.
À l'inverse, Oumou, 17 ans, était "plus stressée" : "une chose est sûre, je ne prendrai pas la dissertation, mais le commentaire de texte!"
Pour les lycéens de terminale, le bac se poursuivra avec les épreuves de spécialités, programmées entre mardi 16 et jeudi 18 juin et qui représentent à elles deux un tiers des résultats de l'examen (avec un coefficient de 16 chacune).
La philosophie, elle, ne compte que coefficient huit pour les candidats au bac général et quatre pour les candidats au bac technologique, sur un total de 100.
Souvent perçue "comme une discipline qui se résume à un exposé d'opinions", la philosophie exige pourtant "un véritable entraînement", souligne Vincent Renault, président de l’Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public (Appep).
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| Coup d'envoi des épreuves de philosophie du bac à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), le 15 juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Riddhi, elle, en a bien conscience. Cette élève de 18 ans de Saint-Mandé (Val-de-Marne), qui juge sa préparation insuffisante au cours de l'année, appréhende particulièrement l’épreuve. "En philo, j'ai l'impression qu'on n'a pas fait grand-chose en classe. On passait surtout du temps à débattre et à s'éparpiller entre différentes notions, au lieu d'avoir des cours structurés", déplore-t-elle.
"Le grand flou"
Cette année, l'accent sera particulièrement mis sur "la maîtrise de la langue", a prévenu à plusieurs reprises le ministre de l'Éducation depuis mai.
"Lorsqu'on passe le baccalauréat (...) il y a une exigence de qualité globale de la langue", a-t-il rappelé jeudi 11 juin, en marge de l'épreuve écrite de français.
"Une copie qui serait manifestement écrite avec un niveau de langue très problématique (...) ne pourrait pas avoir la moyenne", a-t-il insisté. "Dans toutes les disciplines (...) il y aura un barème qui précisera notamment le niveau de langue attendu et donc les points à retirer."
Les consignes devraient être transmises aux correcteurs dès la semaine prochaine, mais "à date, on n'a pas du tout d'information, c'est le plus grand flou", a fustigé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré.
Une consigne qui "inquiète beaucoup" Riddhi. "Je ne suis pas d'origine française et je sais que je fais beaucoup de fautes d'orthographe", confie-t-elle.
Les épreuves écrites du bac et du brevet ont été annulées dans plusieurs pays du Moyen-Orient en raison du conflit, ainsi qu'au Mali, où la situation sécuritaire reste critique. Les candidats concernés se verront attribuer leur moyenne annuelle dans les enseignements concernés.
Depuis la réforme du bac en 2019, la note de l'examen repose à 40% sur le contrôle continu et à 60% sur des épreuves dites terminales (le français écrit et oral et désormais les mathématiques, passés en classe de première, les épreuves de spécialité, la philosophie et le grand oral en terminale).
Arrivera ensuite le grand oral pour tous les élèves (coefficient 8 en général et 12 en voie technologique) entre le 22 juin et le 1er juillet. Les résultats seront publiés le 7 juillet.
Le taux de réussite au baccalauréat dépasse depuis 2012 les 80%. L'an dernier, il était de 91,8%, en hausse de 0,6 point en un an.
AFP/VNA/CVN




