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| Lors d'une intervention chirurgicale assistée par robot. |
| Photo : VNA/CVN |
Âgé de 48 ans, Monsieur H présentait depuis plus de dix ans une compression chronique des racines nerveuses rachidiennes, responsable de douleurs persistantes. En échec de plusieurs traitements, il a été adressé au Service de chirurgie du rachis de l'Hôpital universitaire de médecine et de pharmacie de l'Université nationale de Hanoï (site de Linh Dàm).
Les examens d'imagerie ont révélé que son lésion est très complexe pour laquelle le moindre écart technique au cours de l'intervention pouvait entraîner une paraplégie. Afin de minimiser ce risque, l'ensemble de l'intervention a été planifié avec l'assistance d'un système de technologies de pointe. Au bloc opératoire, un scanner peropératoire a été réalisé, puis les données acquises ont été reconstruites en un modèle tridimensionnel du rachis en seulement quelques minutes.
À partir de ce modèle, les chirurgiens ont déterminé avec précision la position, l'angle d'insertion et la profondeur de chaque vis avant toute intervention, renforçant ainsi la sécurité d'une chirurgie particulièrement complexe.
Pendant l'intervention, le robot Mazor X Stealth Edition a guidé la mise en place percutanée des vis pédiculaires conformément à la planification préopératoire, avec une très grande précision, réduisant ainsi le risque de lésions des nerfs et des vaisseaux sanguins. Parallèlement, le système de navigation 3D suivait en temps réel la position des instruments chirurgicaux par rapport à l'anatomie du patient, permettant aux chirurgiens de travailler avec précision sans avoir recours à de multiples contrôles radiographiques comme auparavant.
En parallèle, le système de monitorage neurophysiologique peropératoire (IOM) surveillait en continu l'activité des nerfs et alertait immédiatement l'équipe en cas d'anomalie. Dans le cas de M. H, huit vis ont été implantées dans le rachis. Leur position avait été planifiée à l'avance sur le modèle 3D, puis leur mise en place a été guidée par le robot au cours de l'intervention.
Plutôt que de réaliser une intervention unique de plusieurs heures, les chirurgiens ont choisi une approche multimodale du rachis, par voie antérieure, latérale et postérieure, répartie en deux interventions distinctes d'une durée de 2h30 à 3 heures chacune.
Selon le Professeur associé et Docteur Nguyên Lê Bao Tiên, directeur adjoint de l'hôpital et responsable du Service de chirurgie du rachis, cette approche permet de réduire considérablement les pertes sanguines pendant l'intervention. De nombreux patients n'ont ainsi pratiquement pas besoin de transfusion, alors qu'auparavant certains devaient recevoir jusqu'à six ou sept unités de sang.
M. Bao Tiên a également indiqué que ce modèle de bloc opératoire intégrant un robot chirurgical, un système de navigation 3D et d'autres technologies d'assistance chirurgicale n'est actuellement déployé que dans quelques pays d'Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie et à Singapour. Son introduction au Vietnam permet non seulement au pays de devenir le troisième de la région à maîtriser ce modèle de bloc opératoire de haute technologie, mais offre également aux patients l'accès à des techniques chirurgicales de pointe sans avoir à se rendre à l'étranger, où les coûts de traitement sont beaucoup plus élevés.
Toutefois, le Professeur associé Nguyên Lê Bao Tiên souligne que la technologie n'est véritablement efficace que lorsqu'elle est maîtrisée par des chirurgiens correctement formés. Ainsi, en plus de l'investissement dans les équipements, l'hôpital met un accent particulier sur la formation de l'équipe opératoire afin d'utiliser au mieux les capacités des systèmes modernes.
Vân Anh/CVN


