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| Des maikos, apprenties geisha, en marge des répétitions du Miyako Odori, à Kyoto le 31 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Vêtues de kimonos bleu ciel ornés de motifs à fleurs, les danseuses se meuvent et tournoient à l'unisson devant des centaines de spectateurs venus assister au traditionnel "Miyako Odori" - ou "danse de la capitale" - dans l'ancienne capitale impériale du Japon.
"Tout comme les cerisiers fleurissent quand le printemps approche, le Miyako Odori est une tradition printanière à Kyoto", explique à l'AFP Kyoko Sugiura, directrice de la Yasaka Nyokoba Gakuen, une école de geishas du quartier de Gion.
Les geishas, appelées geikos à Kyoto, et leurs apprenties, les maikos, se parent de costumes élaborés et agitent leurs éventails depuis que le Miyako Odori a été lancé en 1872.
En japonais, le mot geisha signifie "personne des arts", une femme ou un homme formé aux arts traditionnels du spectacle.
Dans l'imaginaire populaire en dehors de l'archipel, les geishas sont souvent confondues avec des courtisanes, mais leur travail -maîtriser des formes artistiques anciennes et raffinées- n'a rien à voir avec la vente de services sexuels.
Leurs prestations sont généralement intimes et privées, et se déroulent dans des établissements haut de gamme qui n'acceptent pas les nouveaux clients.
"C'est pour cela que ce monde est souvent perçu comme très exclusif", souligne Mme Sugiura.
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| Répétition du Miyako Odori à Kyoto au Japon le 31 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Le Miyako Odori est un spectacle d'une heure durant lequel geishas et maikos ont l'occasion de présenter les arts qu'elles pratiquent quotidiennement", ajoute-t-elle.
Tradition en déclin
Le Miyako Odori est né peu après l'organisation à Kyoto de la première exposition nationale du Japon - une initiative destinée à revitaliser la ville de l'Ouest du pays après le transfert de la capitale à Tokyo en 1869.
Le format de la représentation n'a guère changé depuis, précise Kyoko Sugiura, même si la musique et les mouvements de danse évoluent parfois.
Maria Superata, une spécialiste des geishas, explique que le spectacle "rassemble toutes les formes d'arts traditionnels que l'on peut voir au Japon".
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| Une maiko, apprentie geisha, le 31 mars à Tokyo, au Japon. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Par exemple, des éléments du kabuki (le théâtre japonais classique), des éléments de danse traditionnelle. Elles doivent jouer, chanter, jouer des instruments, c'est un +tout en un+. C'est ce qui rend ce spectacle si spécial", décrit-elle.
Mais le nombre de geishas, qui ont longtemps gagné leur vie en se produisant pour l'élite fortunée du Japon, est en déclin.
Mme Superata affirme que peu de jeunes Japonais souhaitent aujourd'hui mener une vie qui exige une discipline rigoureuse et un emploi du temps très strict.
"De nos jours, les jeunes Japonais (...) ne s'intéressent plus autant à l'art traditionnel et au kimono", regrette-t-elle.
AFP/VNA/CVN





