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| Des visiteurs devant un modèle électrique BMW i7 xDrive présenté au Mondial de l’automobile à Paris, le 15 octobre 2024. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L'enquête annuelle du cabinet Deloitte, menée dans 27 pays auprès de 28.000 consommateurs au 4e trimestre 2025, montre que seulement 10% des Français déclarent vouloir passer au 100% électrique pour leur prochaine voiture, neuve ou d'occasion, contre 9% un an plus tôt. Et ils sont toujours 44% à choisir le thermique et 23% l'hybride non rechargeable.
Un chiffre qui contraste avec la forte demande d'avril, où 28% des achats de voitures neuves des particuliers portaient sur des modèles électriques.
"Cela montre le caractère temporaire de certains comportements d'achat par rapport au réservoir naturel d'acheteurs", estime Guillaume Crunelle, expert chez Deloitte, en référence à l'impact de la hausse de l'essence et du diesel depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février.
"Pour les voitures électriques, il y a un alignement des planètes entre conjoncture et efforts des vendeurs" dans les concessions, précise-t-il.
Les motifs de méfiance des consommateurs restent concentrés sur le "trio noir" des véhicules électriques : d'abord le prix - celui de la voiture, cité par 46% des sondés, et celui du remplacement de la batterie (39%) - suivi du temps de recharge (37%) et de l'autonomie (37%).
Vient ensuite, notamment, l'absence d'une borne de recharge à domicile : 59% des Français disent ne pas en disposer alors que 63% voudraient en priorité charger chez eux.
Côté motivation, la réduction du coût de l'énergie arrive largement en tête, mentionnée par 46% des Français, ainsi que les moindres frais de maintenance. En revanche la préoccupation environnementale s'estompe, citée par 30% des sondés contre 44% un an plus tôt.
Côté prix, deux barrières ressortent: 50.000 euros - 9 Français sur 10 ne veulent pas dépasser ce chiffre - et 30.000 euros, plafond maximal pour 63% d'entre eux.
Quelle que soit la technologie, les Français sont toujours très attachés à leurs marques historiques, plus encore que les années précédentes: seuls 51% se disent prêts à changer de marque. Peut-être l'effet des efforts des constructeurs français pour développer une offre électrique, note Guillaume Crunelle. Le critère du made in France reste important mais recule.
Parmi les causes de méfiance, plus de 40% des Français s'inquiètent que leur voiture de plus en plus bourrée d'électronique les surveillent ou collectent leurs données.
AFP/VNA/CVN



