20/04/2021 21:09
L'Agence européenne des médicaments (EMA) rend son avis mardi 20 avril sur le vaccin Johnson & Johnson contre le COVID-19, au moment où la vaccination s'élargit à tous les citoyens aux États-Unis, une mesure que l'Inde va aussi appliquer à tous les adultes dès le 1er mai.
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Un volontaire prépare des doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le COVID-19 au Parc des expositions à Marseille, le 19 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'EMA, qui a son siège à Amsterdam, doit donner mardi 20 avril, a priori à 15h00 GMT, une "conférence de presse virtuelle sur les conclusions à propos de l'évaluation de la sûreté" de ce vaccin unidose.

Cette décision est d'autant plus importante que plusieurs pays européens, dont la France, comptent sur ce vaccin pour accélérer leur campagne d'immunisation.

Or, l'incertitude sur la viabilité du vaccin reste entière, alors que les autorités sanitaires américaines ont recommandé mardi dernier 13 avril "une pause" dans l'utilisation du Johnson & Johnson afin d'enquêter sur l'apparition de cas graves de caillots sanguins chez plusieurs personnes aux États-Unis.

Toutefois, son utilisation devrait être de nouveau autorisée, peut-être accompagnée de "restrictions", et une décision devrait être rendue publique d'ici vendredi, a affirmé dimanche 18 avril le conseiller médical de la Maison Blanche, Anthony Fauci.

"Je pense que (la vaccination) reprendra, peut-être avec des restrictions. Je ne suis pas certain de ce que ce sera, si elles seront liées à l'âge ou au sexe, ou s'il sera simplement accompagné d'un avertissement", a-t-il affirmé.

En Inde, où la situation est rendue difficile face à une deuxième vague massive qui menace de submerger les hôpitaux, la capitale New Delhi est depuis lundi soir 19 avril confinée pour une semaine.

"Le système de santé de Delhi est au point de rupture", a déclaré à la télévision le chef du gouvernement de la capitale, Arvind Kejriwal. "Si nous n'imposons pas maintenant un confinement, nous allons au devant d'une catastrophe encore plus grande".

Insuffisance de stocks

L'ambition des autorités indiennes de vacciner toute la population adulte du pays se heurte toutefois à l'insuffisance des stocks de vaccins.

Carte représentant le nombre de cas actifs pour 100.000 habitants par État indien, selon les autorités sanitaires indiennes au 19 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN 

L'Inde a recensé lundi 19 avril un nouveau record de contaminations : 273.810 cas sur 24 heures, dépassant la barre des 200.000 pour le cinquième jour d'affilée.

Aux États-Unis, l'immense campagne de vaccination se poursuit à vive allure en dépit de la suspension mardi 20 avril du vaccin Johnson & Johnson.

Quelque 50,4% des Américains de plus de 18 ans ont pu bénéficier d'au moins une dose de vaccin, et 32,5% sont entièrement vaccinés, notamment les seniors de 65 ans et plus, a indiqué dimanche 18 avril la principale agence fédérale de santé publique du pays.

Au total, plus de 131,2 millions de personnes ont reçu au moins une injection tous les adultes sont autorisés depuis lundi 19 avril à se faire vacciner.

"Nous avons assez de vaccins, vous devez être protégés et protéger vos voisins et votre famille", a dit le président Joe Biden dans une vidéo mise en ligne par la Maison Blanche. "Alors, s'il vous plaît, faites-vous vacciner".

En raison de la flambée de l'épidémie, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annulé sa visite officielle en Inde, prévue fin avril. L'entrée au Royaume-Uni est désormais interdite aux voyageurs venant d'Inde, à l'exception des résidents britanniques qui devront observer une quarantaine.

Opinions publiques exaspérées

La situation demeure précaire en Europe, même si certains pays, pressés par des opinions publiques exaspérées, ont desserrent quelque peu les restrictions sanitaires cette semaine. C'est cas à divers degrés en Suisse, Belgique, Slovénie, Slovaquie, à Monaco, au Portugal et au Danemark.

Des personnes déambulent dans le centre commercial Colombo de Lisbonne le 19 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Portugal est ainsi entré lundi 19 avril dans la troisième phase d'un déconfinement progressif entamé il y un mois, avec la réouverture des centres commerciaux, de l'intérieur des cafés et des restaurants, des salles de spectacle, des lycées et des universités.

En Slovaquie, un confinement de quatre mois a pris fin lundi 19 avril, au grand plaisir de la population qui est descendue en masse dans les rues.

Deux doses

En Grèce, la quarantaine obligatoire de sept jours est levée pour les voyageurs résidents de l'UE, du Royaume-Uni, des États-Unis, de l'Israël, de la Serbie et des Émirats arabes unis, s'ils ont reçu deux doses de vaccin ou ont un test négatif au coronavirus.

Prudent assouplissement aussi dans le Pacifique avec l'entrée en vigueur lundi  19 avril de la "bulle" permettant aux ressortissants d'Australie et de Nouvelle-Zélande de voyager sans quarantaine entre les deux pays, qui affichent tous deux un bon bilan face à la pandémie. Plusieurs autres pays d'Asie-Pacifique travaillent sur des projets similaires de "bulle".

De son côté et malgré des chiffres de mortalité toujours très élevés et un variant "brésilien" très contagieux, Rio de Janeiro a rouvert début avril ses bars et restaurants et a fait de même avec ses plages lundi 19 avril.

L'épidémie a fait plus de 374.600 morts en un peu plus d'un an au total au Brésil, qui compte 212 millions d'habitants, un bilan largement sous-évalué selon les experts.

La pandémie a fait plus de 3 millions de morts dans le monde (au moins 3.020.765 décès), selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi 19 avril à 10h00 GMT.
 
AFP/VNA/CVN
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