13/05/2021 08:48
La France, qui prépare ses réouvertures la semaine prochaine, progresse vers le cap des 20 millions de premières injections à la mi-mai malgré la désaffection pour l'AstraZeneca, alors que la vaccination contre le COVID-19 est ouverte à tous les adultes qui ont pu dénicher un rendez-vous.

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Une jeune femme se fait vacciner contre le COVID-19 dans un centre de vaccination, le 11 mai à Brest, en France.
Photo : AFP/VNA/CVN


Depuis mercredi 12 mai, tous les adultes peuvent en théorie se rendre dans un centre de vaccination pour recevoir une première injection, sans condition d'âge ou de santé, et sans avoir à tricher en déclarant une comorbidité sur les plateformes de rendez-vous.

Mais ces créneaux ne sont ouverts que pour le jour-même ou le lendemain, car de nombreux publics prioritaires n'ont pas encore été vaccinés. Ainsi, 56% seulement des 60-64 ans ont reçu une première dose de vaccin. Résultat, le "volume de doses subsidiaires" ne s'élève qu'à 15.000 à 20.000 rendez-vous quotidiens, selon le ministère de la Santé.

Pour y arriver, Hugo, étudiant à Sciences-Po de 22 ans, a réservé son créneau "dès le lever" mardi 11 mai, avant 8 heures du matin, et il a délaissé Paris, où il habite, pour Le Mans.

"Ce n'est pas trop loin, le train ne va pas coûter trop cher", explique-t-il à l'AFP. "Je n'avais pas envie d'attendre à Paris", ajoute l'étudiant, qui travaille aussi dans une société de production. Ce qui l'a poussé ? "L'envie d'être débarrassé de ça et aussi pour le pass sanitaire. J'ai envie de partir en vacances et je n'ai pas envie de m'embêter à faire des tests tout le temps", raconte-t-il.

Pass adopté 

Ce pass sanitaire, qui va conditionner l'accès à de grands rassemblements ou à certains lieux à un résultat négatif de dépistage du virus, un justificatif de vaccination ou une attestation de rétablissement après une contamination, a finalement été adopté dans la douleur par l'Assemblée nationale dans la nuit de mardi 11 mai à mercredi 12 mai.

Après un premier rejet, dû à la fronde des élus MoDem, pourtant membres de la majorité, le gouvernement a fait adopter le projet de loi de sortie progressive de l'état d'urgence en acceptant d'écourter à fin septembre, plutôt que fin octobre, la période de transition pendant laquelle des restrictions de libertés restent à sa disposition face à la pandémie.


À une semaine de la réouverture des terrasses, de certains commerces et des lieux culturels, "la pression sanitaire reste forte" mais "en une semaine le virus a connu une forte décrue", a souligné le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres.

Avec encore 15.000 à 20.000 nouveaux cas positifs chaque jour (21.498 mercredi soir 12 mai), "le taux d'incidence est désormais inférieur à 200" dans toute la métropole, hormis en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et en Normandie.

Et le nombre de patients du COVID-19 soignés en réanimation - 4.583 mercredi 12 mai - est repassé "en dessous de nos capacités théoriques maximales", a-t-il ajouté.

 


"Cette amélioration nette de la situation sanitaire, en plus de la vaccination (...), permet d'envisager sereinement et durablement la réouverture de notre pays", a assuré M. Attal, alors que près de 19 millions de premières doses de vaccin ont déjà été injectées.

"Retards" 

Le cap des 20 millions de primo-vaccinés devrait bientôt être atteint, malgré le retard pris dans l'injection d'AstraZeneca aux plus de 55 ans.

"Plus de deux millions de doses" du vaccin du laboratoire anglo-suédois, restent ainsi à écouler, a affirmé mardi soir 11 mai le Premier ministre Jean Castex. Un chiffre qui risque d'augmenter avec de nouvelles livraisons attendues en mai et en juin.

En attendant, la Haute autorité de Santé (HAS) a décidé mercredi soir 12 mai de rester sur sa position et de recommander l'administration de ce vaccin uniquement aux plus de 55 ans.

Alors que le compte-à-rebours vers les réouvertures a commencé, les annonces de manifestations culturelles s'enchaînent, au même rythme que les annonces d'annulation et de reports au plus fort de la crise sanitaire.

Après le Printemps de Bourges et les Francofolies de la Rochelle, qui ont confirmé leur tenue, du 22 au 27 juin et du 10 au 14 juillet, l'Olympia a annoncé qu'elle rouvrirait ses portes au public les 10 et 11 juin avec le festival des Inrocks.

Enfin, un grand concert-test aura lui lieu à Bercy le 29 mai avec le groupe Indochine, et une population étudiée de 5.000 spectateurs, debout avec masque, et 2.500 restés à domicile. Une expérience du même type aura également lieu à Montpellier début juin, mais dans un cadre plus modeste, celui d'un club de rock local.

AFP/VNA/CVN

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